Pascal Pons dans la grande serre des Jardins Musicaux de Cernier. [© Giona Mottura]
Musique d'avenir

Pascal Pons dans la grande serre des Jardins Musicaux de Cernier

78 min. - le 14 février 2022

Informations

Retour aux Jardins Musicaux 2021 avec la rencontre du percussionniste Pacal Pons.Enregistré dans la grande serre d'Evologia à Cernier.
Le programme sʹarticule autour de deux compositeurs " historiques " du 20e siècle, et de deux compositeurs actuels qui développent, par leur originalité, des perspectives encore inexplorées dans le répertoire solo pour percussion.
Zyklus de Stockhausen est la première pièce pour un percussionniste soliste. Le compositeur utilise une écriture radicale qui rompt avec les conventions, où les durées des attaques et les distances entre elles sont représentées par un graphique proportionnel, et les nuances par les différentes grosseurs des points et des traits. Dans ce « cycle », les 13 instruments ou groupes d’instruments connaissent une sorte de crescendo et decrescendo à des moments différents. L’interprète intervient par le choix de réservoirs de notes. Tout en respectant l’ordre des pages qui garantissent le cycle, il choisit son point de départ et le sens de lecture de la pièce.

Iannis Xenakis est un compositeur à part. Très connu pour sa collaboration avec Le Corbusier et sonamour des mathématiques, il est à la fois ancré dans le 20e siècle et intemporel. Chacune de ses pièces représente un défi pour les interprètes. Dans Psappha, il bannit la mesure au sens traditionnel du terme. La pièce commence au chiffre 1 et finit au chiffre 2396. Concernant les timbres, il n’indique que les catégories de matériaux à utiliser et les registres. Rebonds B est une pièce d’intensité rythmique absolue, qui pourrait s’apparenter à une transe. Xenakis y utilise 5 peaux et 5 bois.

Between the lines de Gordon Williamson est le résultat d’une longue collaboration avec Pascal Pons.« Nous avons exploré ensemble certaines des particularités de ma collection d’instruments : plaques cloches, bols tibétains et japonais, gongs javanais et thaïlandais et d’autres instruments métalliques à hauteurs déterminées ».

Auch. Kaum / Stoppelfelder im Morgentau de Martin Bergande - œuvre dédiée à Pascal Pons - vit de la rencontre des contraires : fort / doux, laisser sonner / étouffer, dépouillé / dense, baguettes dures / baguettes douces, etc. Le titre de cette pièce est emprunté au roman I promessi sposi d’Alessandro Manzoni.

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