A l'issue de la Première Guerre mondiale, la France émet une série de timbres surtaxés pour venir en aide aux orphelins de la guerre. L'exemplaire ci-dessus, par exemple, valait 25 centimes et était vendu 40 centimes. L'opération est un échec car le grand public juge la surtaxe - jusqu'à 100% pour certains timbres - trop élevée. Aujourd'hui, ces timbres font le bonheur des collectionneurs, prêts à payer 1'000 euros pour une série complète.

Les enfants, cibles de guerre - Se disputer les orphelins de l’après-guerre (3/5)

En mai 1945, l’euphorie gagne les plus grandes villes des nations alliées. Les pays victorieux célèbrent la fin de la Seconde Guerre mondiale, conflit destructeur qui laisse derrière lui une Europe en ruines. De ce décor apocalyptique vont progressivement surgir des milliers d’enfants ayant miraculeusement survécu aux horreurs de la guerre.

Pour eux, la guerre est loin d’être terminée. Alors que certains seront contraints à l’exil pour survivre, d'autres seront arrachés à leur famille d’accueil ou volés par les nations victorieuses, pour repeupler leurs terres. Professeur d’histoire contemporaine à l'Université d’Angers, Yves Denéchère est l’invité de Noémie Guignard.


Photo: à l'issue de la Première Guerre mondiale, la France émet une série de timbres surtaxés pour venir en aide aux orphelins de la guerre. L'exemplaire ci-dessus, par exemple, valait 25 centimes et était vendu 40 centimes. L'opération est un échec car le grand public juge la surtaxe - jusqu'à 100% pour certains timbres - trop élevée. Aujourd'hui, ces timbres font le bonheur des collectionneurs, prêts à payer 1'000 euros pour une série complète.
Les enfants, cibles de guerre - Se disputer les orphelins de l’après-guerre (3/5)