Le Louvre d'Abu Dhabi, conçu par Jean Nouvel. [Martin Dokoupil - EPA/Keystone]

Le Qatar à la conquête de son histoire (4/5) - La légitimation identitaire par l’art

Musée du Louvre d’Abu-Dhabi, Musée national de Doha, Musée d’art islamique... Les pays du Golfe se livrent une concurrence acharnée pour faire sortir de terre des musées ultrasophistiqués imaginées par les architectes les plus en vogue. Formidables écrins abritant d’extraordinaires collections, ces lieux ont entre autres vocations celle d’asseoir le prestige national et d’inscrire leur pays hôte dans la longue histoire mondiale de l’art.

Cette politique culturelle est au cœur de la recherche de l’historienne de l’art Lorraine Engel-Larchez, doctorante en histoire de l'art contemporain à l’Université de Strasbourg/ Ecole du Louvre, et enseignante en histoire de l’art à l’Ecole supérieure de design, des arts appliqués et de communication de Rennes. Elle est l’invitée de Noémie Guignard.

Erratum: à la minute 10:02 de cet épisode, l'historienne Lorraine Engel-Larchez évoque une première mention du Qatar sur une carte du géographe grec Strabon au IIe siècle de notre ère. La carte en question était en fait l'oeuvre de Claude Ptolémée.


Photo: des rais de lumière transpercent le double dôme en aluminium du Louvre Abu Dhabi, juste avant son ouverture en novembre 2017. Le musée, conçu par l'architecte français Jean Nouvel, a coûté environ 500 millions d'euros. (© Martin Dokoupil/EPA Keystone)
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