De passage à Genève

De passage à Genève, Jean-Claude Pascal interprète ses chansons.

Sur les quais de la rade de Genève, Jean Claude Pascal interprète quatre chansons, Le plat pays, A faire l'amour sans amour, Ma jeunesse fout le camp et Le temps des cerfs-volants.

C'est en 1958 qu'il se lance dans la chanson, interprétant notamment les textes de Pierre Delanoë, Jacques Brel, Serge Gainsbourg ou Jean Ferrat. En 1961, il remporte par ailleurs le Grand Prix de l'Eurovision.

Jean-Claude Pascal, de son vrai nom Jean-Claude Villeminot, est né à Paris le 24 octobre 1927, dans une famille d'industriels du textile. A la Libération, il débute sa carrière comme styliste chez Hermès, puis chez Christian Dior, où il se prête aussi à être modèle. Il dessine ensuite des costumes de théâtre, notamment pour la pièce Dom Juan de Molière mise en scène par Louis Jouvet. Très vite il décide de devenir comédien et, après avoir suivi les cours d'art dramatique de René Simon, il fait ses débuts sur les planches en 1949, aux côtés de Pierre Renoir et d'Edwige Feuillère dans La Dame aux camélias. C'est alors qu'il prend le nom de Jean-Claude Pascal.

Avec son physique, sa prestance et son regard ténébreux, Jean-Claude Pascal est le type même du séducteur romantique qu'affectionnait le cinéma français des années 1950. Il tourne notamment dans de nombreux films populaires, souvent en costumes, tel Le Grand Jeu (1953) de Robert Siodmak, Le Chevalier de la nuit (1954) de Robert Darène, Les Mauvaises rencontres (1955) d'Alexandre Astruc, Le Salaire du péché (1956) de Denys de La Patellière, La Belle et l'Empereur (1959) d'Axel Von Ambesser.

Mais la Nouvelle Vague du cinéma français ne s'intéresse pas à lui et ses apparitions à l'écran se font de plus en plus rares. Il tourne néanmoins dans Le Rendez-vous (1961) de Jean Delannoy, Angélique et le Sultan (1967) de Bernard Borderie et Unter den Dächern von St. Pauli (1969) d'Alfred Weidenmann.

Après des débuts musicaux très remarqués, en 1958, avec des chansons écrites par Pierre Delanoé, Jean-Claude Pascal a un succès retentissant en 1961 en remportant le Grand Prix de l'Eurovision, pour le compte du Luxembourg, avec le titre Nous les amoureux. Il représentera à nouveau le Luxembourg au concours de l'Eurovision vingt ans plus tard, en 1981, avec la chanson C'est peut-être pas l'Amérique.

Il enregistrera au cours de sa carrière plus de 50 albums, et connaîtra le succès dans de nombreux pays. Sa voix suave et profonde lui permet de servir une interprétation sensible de jeunes auteurs d'alors, tel Guy Béart, Serge Gainsbourg, Guy Bontempelli, Jean Ferrat, ou encore Bernard Dimey. En 1962, il obtient le prix de l'Académie Charles Cros. En 1967, il reprend avec succès en Allemagne – et en allemand – le tube international de Pascal Danel Kilimandjaro. Il ralentit sa carrière de chanteur à partir des années 1970 pour se consacrer à ses rôles dans plusieurs séries télévisées, comme  Le chirurgien de Saint-Chad et au théâtre. En 1980, il se consacre particulièrement à l'écriture et publie, en 1986, son autobiographie, Le Beau masque, avant de publier des romans policiers et de portraits historiques, dont L'Amant du roi et Marie Stuart.

Jean-Claude Pascal s'éteint à Paris le 5 mai 1992.