Gloire aux Clodettes

Claude François et ses Clodettes en 1977. [RTS]
  • Musique et variétés
  • Vidéo 7 min.

30 novembre 1977

Mosaïque

Elles ont appuyé la mode disco en France, elles ont permis à Claude François de rayonner dans l'inconscient collectif (surtout masculin), elles ont été à l'avant-garde de l'aérobic, elles ont représenté cet ultime résistance à la danse en solitaire… les Clodettes, restées anonymes, méritent une place à part dans l'histoire de la chanson française. Hommage.



Strass et paillettes, brushings, chorégraphies avec des danseuses sautillantes… Claude François a certainement été un des symboles des années 60. Il est né le 1er février 1939 à Ismaïla, en Egypte, où son père était contrôleur sur le canal de Suez, jusqu'à sa nationalisation, en 1956, par Nasser.


Rentrée en France, la famille s'installe à Monte-Carlo. Claude débute comme employé de banque mais très vite il cherche à chanter dans les orchestres des grands hôtels monégasques. En 1957, il se produit à l'International Sporting Club. Peu à peu il se fait connaître dans les boîtes de nuit de la région où, en 1959, il rencontre sa femme.


Fin 1961, le couple part s'installer à Paris. C'est le début de l'émission de radio «Salut les Copains», ralliement de la génération yé-yé. Claude François connaît son premier succès avec «Belles Belles Belles», adaptation d'une chanson des Everly Brothers.


Plusieurs titres vont se hisser en haut des hit-parades dont «Si j'avais un marteau», adaptation de «If I had a hammer» de Trini Lopez. Cloclo devient un véritable phénomène. En 1964, il est à l'Olympia et il s'accompagne sur scène des fameuses Clodettes.


Créée en 1968, la chanson «Comme d'habitude» devient un tube planétaire repris par Elvis Presley, Frank Sinatra ou encore les Sex Pistols. Dix ans plus tard, alors qu'il triomphe sur les ondes avec «Alexandrie Alexandra» et que, devenu un véritable chef d'entreprise dans le milieu de la chanson française – il a notamment racheté le magazine Podium et soutenu de jeunes chanteurs tels Alain Chamfort et Patrick Juvet – Claude François meurt accidentellement, le 11 mars 1978, en s'électrocutant dans sa salle de bain. Des dizaines de milliers de personnes assistent à ses obsèques en l'Eglise d'Auteuil à Paris.