La frappe du hornuss

Le frapper du hornuss ressemble un peu au swing en golf.

Le canton de Berne est à l'origine du hornuss, ce sport qui ressemble un peu à la fois au golf, au lancer du marteau ou au base-ball. Ce petit historique démontre toute la difficulté de frapper de manière optimale le hornuss.

Caméra sport a également demandé au golfeur André Girard de s'essayer à ce jeu. Le résultat n'est pas des plus extraordinaires. L'entraînement reste le seul moyen d'espérer bien jouer.

Le hornuss est à la fois un sport et un jeu de batte, entre le golf, le lancer du marteau et le base-ball, pratiqué en Suisse alémanique et plus particulièrement dans le canton de Berne. Avec la lutte à la culotte, le lancer de la pierre d'Unspunnen ou le combat de reines en Valais, le hornuss nourrit une image folklorique de la Suisse.

La première mention du hornuss remonte à 1575. Ce jeu se pratique alors presque exclusivement dans l'Emmental bernois. Au cour des siècles, ce sport s'est démocratisé mais il est resté cantonné en Suisse alémanique. Très souvent les nouvelles sociétés (270 en 2005) ont été fondées par des migrants bernois.

Le principe du jeu consiste à frapper à l'aide d'une longue tige flexible (fouet), un palet (hornuss ou frelon), posé sur une rampe de lancement (le bock), en direction du camp adverse. De nos jours, le hornuss est en matière synthétique d'un poid de 78 g. L'aire de jeu commence à 100 m. du bock, fait 180 à 350 m. de long et va en s'élargissant de 8 à 14 m. Chaque équipe est composée de 18 joueurs, disposant chacun de quatre tirs. Quand tous les joueurs ont frappé, les équipes inversent les rôles.

L'équipe adverse se trouve sur le terrain avec un outil (la palette) pour intercepter le hornuss avant qu'il ne touche le sol. Cette palette est un panneau de bois collé, en frêne ou en orme de 60 x 60 cm et pèse environ 4 kg. Si le Hornuss atterrit dans l'aire de jeu sans avoir été intercepté, l'équipe des intercepteurs est pénalisée. Mais il faut être un joueur assidu pour connaître le détail du règlement.

  • Journaliste: Jean-Jacques Tillmann