J. Schneider-Rime

La genevoise défend la permanence juridique des femmes.
  • Femmes
  • Vidéo 3 min.

21 février 1977

Un jour une heure

«Les femmes sont souvent intimidées d'aller chez un avocat. Elles sont nombreuses d'ailleurs à ne pas avoir les moyens», constate Jeannette Schneider-Rime, figure du Parti socialiste genevois, qui s'engage dans la réouverture de la permanence juridique pour les femmes. Elle est accompagnée de la juriste Cécile Ringgenberg qui s'exprime au milieu de cette interview réalisée en février 1977 par l'émission d'actualité régionale Un jour une heure.



Jeannette Schneider-Rime est née le 11 octobre 1922 à Charmey dans une famille de petits paysans de dix enfants. Dans les années 40, elle quitte la Gruyère et s'installe à Genève. Elle y travaillera tour à tour comme épicière, ouvrière, femme de ménage et enfin secrétaire médicale.


C'est à Genève que débute son engagement politique, d'abord dans l'Association genevoise pour le suffrage féminin, aux côtés d'Emma Kammacher, la première femme à présider le Grand Conseil. Jeannette Schneider-Rime entre au Parti socialiste genevois en 1963. Elle sera ensuite élue au Conseil municipal de la ville de Genève, qu'elle préside en 1985. Après une législature au Grand Conseil, elle retourne à son engagement municipal, siégeant notamment au conseil d'administration de l'Hospice général. Elle lutte également en faveur des personnes du troisième âge et du développement des infrastructures les mieux adaptées pour les recevoir.


Elle s'est éteinte le 17 octobre 2009.