Georges Borgeaud

Une oeuvre figurative qui ne cherche jamais à copier la réalité.

Une interview du peintre Georges Borgeaud à l'occasion d'une exposition. Il explique la relation d'une de ses toiles avec sa vie, son enfance difficile. Son oeuvre est figurative sans toutefois copier la réalité. Le peintre structure ses compositions, affine les ambiances et privilégie les effets de contraste, avec des perspectives un peu maladroites.

Une partie de ce reportage n'a pas d'illustration sonore. La bande son a était perdue ou détériorée.

_Georges Borgeaud_, né le 18 septembre 1913 à Morrens dans le Canton de Vaud. Orphelin très jeune, il est placé tout d'abord dans un orphelinat avant de travailler comme valet de ferme puis il reçoit une formation d'horticulteur. En 1936, il quitte la campagne pour fréquenter l'Ecole des arts et métiers de Genève et de l'atelier de Charles Zwahlen (1939 à 1945). Il s'installe définitivement dans la ville de Genève, rue Hoffmann. Il se consacre à la peinture de nature mortes et de paysages suisses et étrangers (Bretagne, Provence, Grèce, Tahiti en 1963, Los Angeles, Copenhague).

Après neufs années de réalisations restées dans l'anonymat, il commence des expositions en 1947. Georges Borgeaud a jusqu'en 1968 vécu de «petits boulots» pour vivre. C'est à partir de là qu'il a pu vraiment se consacrer à la peinture. Il expose aussi bien en Suisse qu'à l'étranger Paris (1962 et 1963), Tokyo, Osaka, Rio de Janeiro, au Musée du petit Palais à Genève et en 1977, son exposition à la Galerie Vallotton à Lausanne connaît un très grand succès. Georges Borgeaud, marié en 1938 à Marie-Rose, s'installe à Certoux dans le Canton de Genève en 1974.

Georges Borgeaud est mort le 22 janvier 1998 à Genève. L'artiste laisse un grand nombre d'oeuvres: des huiles, des aquarelles, des gouaches, des eaux-fortes et des dessins à l'encre de Chine.