Le procès des animaux

D'étonnants procès contre les animaux au XVIIe siècle.
  • Vidéo 7 min.

7 août 1979

Un jour d'été



Chloé Varrin, vérificatrice-restauratrice de films, a retenu ce document pour notre rubrique Coup de coeur:


«Directeur du musée d'Ethnographie de Genève, Bernard Crettaz présente, pour l'émission Un jour d'été, l'étonnante pratique des procès des animaux qui eurent lieu au XVIIe siècle en Suisse romande. Plus de trente procès se soldèrent tantôt par l'anathème et la malédiction d'une nuée de hannetons nuisibles aux vignobles valaisans, tantôt par la condamnation à la pendaison «aux fourches patibulaires» d'une truie ayant blessé un petit vaudois, tantôt par un jugement de clémence à l'égard des anguilles du Léman?»




Né le 29 mai 1938, Bernard Crettaz fait ses études au collège de Sion puis à l'Université de Genève où il obtient, en 1979, un doctorat en sociologie. Après avoir été assistant à l'Université de Genève et enseignant à l'Institut d'études sociales, il fait des recherches pour l'Institut de médecine légale (1973-1976).


En 1976, il est nommé conservateur du Département Europe du Musée d'ethnographie de Genève qui comprend la Collection Georges Amoudruz. Il est également chargé de cours au Département de sociologie de l'Université de Genève jusqu'en 2003. En 1992, il prend position pour l'ouverture de la Suisse à l'Union Européenne car il estime que la Suisse «doit casser son image conservatrice en ouvrant ses frontières. Sinon elle se transformera en un vaste musée, un Disneyland des alpages».


En 1982, les Pompes funèbres générales demandent à Bernard Crettaz de réfléchir aux rites mortuaires en ville. Avec sa femme Yvonne Preiswerk, Bernard Crettaz fonde la Société d'études thanatologiques de Suisse romande dont il assure la présidence. Il a notamment publié Vous parlez de la mort et Petit manuel des rites mortuaires.


Le 31 mai 2000 il quitte le Musée d'ethnographie pour une vie de retraité. En 2002, il rentre vivre en Anniviers, sa vallée où il se consacre à l'écriture.