Les gays en Valais

La gay pride peut se dérouler à Sion sans choquer la population.

En 2001, la «Lesbian and Gay Pride & Friends» de Sion a fait couler beaucoup d'encre. Le Valais traditionnel manifeste et demande son interdiction. Bernard Crettaz, ethnologue et sociologue valaisan, tente d'expliquer l'existence des différents «Valais»: celui qui est ouvert et tolérant, celui qui veut faire preuve d'autorité en s'appuyant sur une minorité obscurantiste et intolérante, et enfin un Valais plus profond qui ne demande qu'à comprendre pourquoi les gays et les lesbiennes veulent défiler à Sion.

En 2001, la Gay Pride doit être organisée en Valais, dans la ville de Sion. Une importante polémique se fait jour, une partie de la population étant pour et l'autre contre, estimant ce défilé comme une provocation envers une population conservatrice et catholique. Le Valais s'enflamme. La commune de Sion indique que, selon lui, la population du chef-lieu «ne souhaite pas» de Gay Pride dans ses murs, même s'il n'existe aucun moyen légal de l'interdire. L'évêque de Sion, monseigneur Norbert Brunner, utilise le terme de «jeu diabolique» pour qualifier la manifestation. Une association extrêmiste RomanDit se crée et publie dans le quotidien valaisan «Le Nouvelliste» une annonce hargneuse contre les homosexuels et demande aux autorités valaisannes d'interdire la Gay Pride.

Mais toute la Romandie montre «Le Nouvelliste» du doigt et crie à l'intolérance. Le journal, l'évêque et même les autorités de la ville de Sion se disent favorables à la fête qui se déroulera dans une excellente ambiance et sans provocation. La fête fut sage!

  • Journaliste: Raphaèle Tschoumy