Face à la mort

Le deuil, un moment important et difficile de la vie d'un Homme.

Le Musée d'Ethnographie de Genève présente une exposition sur la mort. Bernard Crettaz, organisateur de l'exposition et qui vient de perdre sa femme, nous explique pourquoi une telle exposition. Passionné par la réflexion sur la mort, il fonde et préside en 1982, la société d'études thanatologiques suisses.

Né le 29 mai 1938, Bernard Crettaz fait ses études au collège de Sion puis à l'Université de Genève où il obtient, en 1979, un doctorat en sociologie. Après avoir été assistant à l'Université de Genève et enseignant à l'Institut d'études sociales, il fait des recherches pour l'Institut de médecine légale (1973-1976).

En 1976, il est nommé conservateur du Département Europe du Musée d'ethnographie de Genève qui comprend la Collection Georges Amoudruz. Il est également chargé de cours au Département de sociologie de l'Université de Genève jusqu'en 2003. En 1992, il prend position pour l'ouverture de la Suisse à l'Union Européenne car il estime que la Suisse «doit casser son image conservatrice en ouvrant ses frontières. Sinon elle se transformera en un vaste musée, un Disneyland des alpages».

En 1982, les Pompes funèbres générales demandent à Bernard Crettaz de réfléchir aux rites mortuaires en ville. Avec sa femme Yvonne Preiswerk, Bernard Crettaz fonde la Société d'études thanatologiques de Suisse romande dont il assure la présidence. Il a notamment publié Vous parlez de la mort et Petit manuel des rites mortuaires.

Le 31 mai 2000, il quitte le Musée d'ethnographie pour une vie de retraité. En 2002, il rentre vivre en Anniviers, sa vallée où il se consacre à l'écriture.