Le Rhône à Fully

Berges du Rhône en Valais en 1997

Premier coup de pioche historique sur les bords du Rhône à Fully.

En ce début du mois d'octobre 1997, c'est le lancement de la troisième correction du Rhône entre Brigue et St-Gingolph. Un projet alors devisé à 200 millions de francs...

Aimé Riquem, responsable des cours d'eau Bas-Valais, explique les objectifs de ces travaux pharaoniques. Outre une sécurité accrue, il s'agit de recréer un Rhône plus convivial pour la population.

Le Rhône a subi de nombreuses corrections afin d'éviter des débordements et diminuer les effets de ses crues.

Les premiers travaux réellement concertés pour protéger la plaine ont débuté au 19e siècle.

Une première correction a commencé en 1863 pour se terminer en 1893, en réaction à une crue importante en 1860. Le but était de fixer le cours du fleuve. Mais le Rhône ne parvenait pas encore à charrier jusqu'au lac Léman les millions de tonnes de gravier que lui amenaient ses affluents. Résultat: le lit du fleuve grimpait dangereusement.

Une deuxième correction a été réalisée entre 1930 et 1960. Objectif visé: augmenter le potentiel de charriage du Rhône, en rétrécissant son cours d'eau et en renforçant ou surélevant les digues.

Après d'importantes inondations, notamment celles de 1987, 1993 et 2000, la Confédération et le Canton du Valais décident toutefois de financer un nouveau projet de correction du Rhône.

Ce projet d'envergure, baptisé "R3", devrait durer plus de 30 ans pour un coût estimé à un peu plus de un milliard de francs. L'objectif principal de R3 est d'élargir le lit du fleuve pour mieux évacuer les crues, partout où cela est possible. Ailleurs, les digues seront encore renforcées et surélevées.

  • Journaliste: Liliane Varone