Devoir de souvenir

Maurice Zermatten, la conscience d'un héritage à transmettre.
  • Littérature suisse
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16 novembre 1990

TJ midi

A 80 ans, Maurice Zermatten se hâte d'accomplir un devoir encore: celui de la transmission. Il voit disparaître une culture dans laquelle il est enraciné et se doit de fixer ce qu'il en reste.

Avec la publication de 12 légendes reçues en héritage de sa mère et illustrées par le peintre Charles Menge, Maurice Zermatten se fait en quelque sorte historien de la tradition orale valaisanne.



Né le 22 octobre 1910 à Suen dans le Val d'Hérens, Maurice Zermatten, fils d'instituteur, est issu d'une famille paysanne. Il est le cadet de 9 enfants.






Il étudie à l'Ecole Normale puis à l'Université de Fribourg.


Professeur de littérature française, il enseignera au Lycée de Sion jusqu'en 1952. Il est ensuite chargé de cours à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Il se consacre également au journalisme et accomplit une carrière militaire qui le conduit au grade de colonel. En 1969, on lui reprochera la traduction d'un ouvrage destiné à renforcer l'esprit civique de la population.


Enfant déjà, il rêve d'être écrivain et son premier roman Le cœur inutile sort en 1936. Dès lors il ne cessera plus d'écrire et au cours de sa vie il publie environ 120 ouvrages, des romans pour la moitié d'entre eux mais également de nombreuses pièces de théâtre, des contes et des nouvelles ainsi que des ouvrages de critiques littéraires.


Il obtient de nombreuses distinctions récompensant son travail littéraire: il reçoit notamment le titre d'Officier de l'Ordre du mérite national français des Arts et des Lettres, ainsi que le Prix Schiller et le prix du Rayonnement de la Langue française.


Il s'éteint le 11 février 2001 à Sion.


Si son œuvre est profondément enracinée dans la société et la culture valaisannes, Maurice Zermatten a cependant toujours refusé l'étiquette d'écrivain régionaliste et avait pour ambition d'atteindre à l'universel dans ses écrits.