Mots contre le sida

Flavio Cotti refuse que l'Etat dicte la vie intime des citoyens.

Les campagnes de prévention ne doivent-elles pas mettre d'abord l'accent sur la fidélité dans le couple avant de parler des préservatifs? Surtout lorsqu'elles sont financées par l'argent public. C'est à ce genre de question que les élus se confrontent en 1987, au début de l'expansion du sida en Suisse. A la tribune du Parlement, le conseiller fédéral démocrate-chrétien Flavio Cotti refuse d'envisager que l'Etat dicte la conduite des citoyens dans leur vie intime.