Prise de conscience

Prise de conscience [RTS]
  • L'armée suisse
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24 octobre 1974

Temps présent

Les premiers pas des recrues à l'armée en 1974... Derrière la tradition, les mentalités ont pourtant évolué.

Déposée le 12 janvier 1972, l'initiative dite de Münchenstein a récolté plus de 60'000 signatures. Appelant à  la création pour les objecteurs de consciences d'un véritable service civil remplaçant l'armée et de durée égale - soutenu par le Conseil fédéral - le projet échouera pourtant devant le peuple en 1977.

Extrait du Temps présent du 24 octobre 1974 intitulé Les objecteurs de conscience.

Les étapes vers un service civil

1874 "Tout Suisse est tenu au service militaire", article de la Constitution fédérale

1903 Première pétition demandant la création d'un service de remplacement en cas de refus de servir, elle sera rejetée par le Conseil fédéral

1923 Nouvelle pétition munie de 40'000 signatures, elle ne passe pas la rampe devant le Conseil fédéral et le Parlement

1950 La loi fédérale du 21 décembre décide d'un allègement du code pénal militaire pour les objecteurs de conscience guidés par un motif religieux

1972 Dépôt de l'initiative dite de Münchenstein désireuse d'instaurer un service de remplacement d'une durée équivalente au service militaire

1977 Refus le 4 décembre de l'initiative de Münchenstein rejetée par 62,4% des voix

1984 Refus le 26 février de l'initiative de "Pour un authentique service civil basé sur la preuve par l'acte" déposée en 1979 et prévoyant une durée allongée du service civil par rapport au service militaire, 63,8% des votants s'y oppose

1991 Acceptation du référendum sur la révision du Code pénal militaire dite "Réforme Barras" qui instaure l'astreinte des objecteurs à des travaux civils

1992 Initiative "Hubacher" visant à inscrire dans la Constitution le principe d'un service civil. Approuvée en votation par 82,5% des votants

1996 Entrée en vigueur de la loi et de l'ordonnance d'application du service civil

Le service civil ainsi créé dure 390 jours - contre 260 pour le service militaire - et ne repose pas sur le libre choix: des motifs de conscience sont toujours des conditions nécessaires. Les civilistes, placés sous l'autorité de l'OFIAMT, travaillent pour des institutions d'utilité publique notamment dans le domaine social et de la santé, dans le domaine de l'environnement, de l'aide au développement et des catastrophes naturelles.