La qualité bio

La mode macro-biotique intéresse de plus en plus les Suisses.

Au début des années 70, la population s'inquiète de la qualité de son alimentation et craint les additifs, les engrais et autres produits chimiques contenus dans la nourriture. Pour préserver leur santé, certains consommateurs et cultivateurs prônent une agriculture biologique qui doit éviter pollution et appauvrissement du sol. De nombreux clients s'approvisionnent dans des magasins diététiques ou adoptent une alimentation macrobiotique.

Plusieurs spécialistes et scientifiques interviennent dans ce débat, soit pour rassurer le consommateur, soit pour lui proposer de changer son mode vie et de s'alimenter sainement afin de limiter les risques d'une carence en vitamines et oligo-éléments.

Cette demande des consommateurs suisses contraste avec le discours de la FAO qui défend l'utilisation des engrais et des pesticides pour lutter contre les insectes responsables d'au moins un tiers de la perte de nourriture dans le monde. Les engrais sont aussi nécessaires à une augmentation de la production.

Ce document a été diffusé à l'antenne sous le titre original : Manger sain

Le terme pesticides recouvre trois types de substances: les herbicides, les fongicides et les insecticides. En France, selon un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression, 45 % des fruits et légumes contiendraient ces substances chimiques. Mais que faire pour les éliminer? Il faut laver les fruits et les légumes, les cuire à la vapeur et il est préférable de retirer les feuilles externes et le trognon, l'épluchage réduit également les risques. L'autre alternative reste de manger Bio.

En dehors de l'agriculture Bio, il y a d'autres moyens de production comme l'agriculture raisonnée ou les systèmes de production intégrés. De nombreux agriculteurs essayent de tendre vers le zéro pesticide.

  • Journaliste: Jo Excoffier