Des Suisses en Iran

Rencontre avec des Suisses restés à Téhéran pendant la révolution.

Comment les expatriés suisses et le personnel de l'ambassade ont-ils vécus les journées de haute tension de la révolution iranienne ? L'équipe de Tell Quel rencontre à Téhéran l'ambassadeur suisse, ainsi que le vice-premier ministre iranien Entezam avec lequel elle évoque la question des biens du Shah en Suisse.

Il est à noter que le rôle de la diplomatie suisse allait prendre une autre dimension dès l'occupation de l'ambassade américaine, puisque c'est elle qui allait représenter les intérêts américains en Iran.

Quelques repères

Le coup d'Etat de 1921 permet l'accession au pouvoir de Reza Khan qui fonde la dynastie Pahlavi en 1925. Proclamé Shah, il règne de 1925 à 1941 et entreprend la modernisation de l'Iran.

En 1941, Reza Shah Pahlavi abdique en faveur de son fils, Mohammad Reza.

En 1951, Mossadegh, qui a formé le Front national de l'Iran, fait voter la nationalisation du pétrole et devient Premier ministre. Il entre en conflit avec le shah qui le destitue en 1953. Appuyé par les Etats-Unis, le Shah met en place un régime autoritaire qui réprime les opposants nationalistes, religieux ou marxistes.

Les mollah deviennent le fer de lance de la contestation au régime du Shah. L'année 1978 est marquée par une série de manifestations de rue. Le 16 janvier 1979, le Shah est contraint à l'exil.

Le 1er février 1979, l'ayatollah Khomeyni rentre triomphalement à Téhéran. Une «République islamique» est instaurée le 1er avril 1979. Le Parti républicain islamique s'impose, soutenu par la milice des gardiens de la révolution.

Entre 1979 et 1980, une grave crise s'ouvre avec les Etats-Unis après l'occupation de l'ambassade américaine et la prise d'otage des 52 membres de son personnel.

Attaqué en septembre 1980 par l'Irak, l'Iran lance une contre-offensive en 1981 et soutient une guerre de position, longue et meurtrière, qui verra la mise en place d'un cessez-le-feu en 1988.

  • Journaliste: Marc Schindler
    Réalisateur: Christian Mottier