L'Institut Dalcroze

Cours de rythmique à l'Institut Dalcroze de Genève en 1991.

En 1991, ce sujet du Télé Journal fait visiter l’Institut Jaques-Dalcroze à Genève. On y découvre les mouvements des corps équilibrés, en rythme et en musique. La rythmique est mise en scène, ici avec Reiner Boesch, mais elle est aussi pédagogique. Un cours est donné à des enfants où l'on perçoit ce rapport entre rythme et sensation corporelle, jeu et coordination.

De nombreux enfants et adultes se souviennent de ces cours qui les auront aidé à grandir et à se développer harmonieusement.

A l’évocation du nom d'Emile Jaques-Dalcroze (1865 - 1950), aux oreilles et à la mémoire des Romands résonnent encore ses chansons poético-patriotiques ou ses comptines pour enfants. On se souvient aussi de sa méthode, La Rythmique, qui entraînait dès leur plus jeune âge les garçons et les filles dans une appréhension physique de la musique. Mais à regarder d’un peu plus près le parcours et la personnalité de Jaques-Dalcroze, on découvre un personnage atypique, moderniste et innovateur.

Dès 1911, son institut d'Hellerau, près de Dresde, attire la fine fleur de l'intelligentsia européenne: Diaghilev, George Bernard Shaw, Honegger, Claudel, Le Corbusier, Ansermet et bien d'autres. Son rêve allemand brisé par le Première Guerre mondiale, Jaques-Dalcroze crée en 1915 un nouvel Institut à Genève, et se partage désormais entre pédagogie musicale et composition. Si ce mélodiste de génie a fait entrer bon nombre de ses chansons dans le patrimoine choral helvétique, son oeuvre symphonique et de musique de chambre reste encore méconnue. On la redécouvre aujourd'hui avec étonnement: ne fut-il pas l'élève de Bruckner à Vienne et de Delibes et Fauré à Paris?

  • Journaliste: Nadia Braendle