Alain Bashung

Moitié rocker, moitié crooner, Alain Bashung est l'invité de la TSR.

«Alain Bashung, êtes-vous un rocker?», demande Muriel Siki à Alain Bashung qui lui répond très judicieusement que les meilleurs rockers sont déjà morts… Un peu rocker, un peu crooner aussi, c'est ça le style d'Alain Bashung qui a été, avec ses chansons ciselées, un des auteur-interprètes les plus aimés de sa génération.

Alain Bashung est né le 1er décembre 1947 à Paris. Agé d'une vingtaine d'années, il abandonne ses études de comptabilité pour se lancer dans la musique. Au début des années 1970, il croise Dick Rivers qui lui écrira plusieurs chansons puis l'auteur Boris Bergman.

Il connaît le succès grâce à l'album Pizza (1980) et ses tubes Vertiges de l'amour et Gaby, deux titres qui lui ouvrent les portes des grandes salles de concert. Viendront ensuite Figure imposée (1983), et les années de collaboration avec le parolier Jacques Fauque sur Novice (1989), et Osez Joséphine (1991), album qui marque un virage artistique mais qui lui offrira pourtant un nouveau succès public avec Madame rêve.

D'autres tubes jalonneront les années 1990, tels Ma petite entreprise sur l'album Chatterton (1994), ou La nuit je mens, issue de Fantaisie militaire, plébiscité par la critique à sa sortie en 1998. Bashung reviendra en 2002 avec l'audacieux L'Imprudence. Son dernier opus Bleu pétrole est sorti en 2008.

Parallèlement à sa carrière de musicien, Alain Bashung avait entamé une carrière de comédien en 1981 et apparaît au total dans une quinzaine de films, tels que Le Cimetière des voitures (1981), Le Beauf (1987), L'Ombre du doute (1993), La Confusion des genres (2000) et «La Bande du drugstore (2002).

Il s'éteint le 14 mars 2009.

  • Journaliste: Muriel Siki
    Réalisateur: Gérard Louvin