La Dolce Vita

L'enseigne du cabaret La Dolce Vita à Lausanne.

En 1995, la salle de concert Dolce Vita fête ses 10 ans d'existence. Le Téléjournal  retrace pour l'occasion les débuts de ce club mythique des hauts de Lausanne, qui fermera définitivement ses portes 4 ans plus tard.

Née du mouvement contestataire du début des années 1980 "Lôzane Bouge", la Dolce Vita se revendique résolument rock, libertaire et alternatif. Alain Bashung, Sonic Youth, Stefan Eicher et Red Hot Chili Peppers entre autres sont passés par cette scène, tout comme de nombreux autres artistes locaux ou internationaux.

Le mouvement contestataire Lôzane Bouge est né au cours des années 1980-1981, suivant l'exemple des mouvements zurichois de l'époque.

Des jeunes manifestent dans les rues de Lausanne pour exprimer leur désenchantement face à une société dans laquelle ils estiment ne pas avoir leur place. "Nous ne voulons pas d'un monde ou la garantie de ne pas mourir de faim se paye par le risque de mourir d'ennui", peut-on lire sur leurs pancartes. La revendication principale de ces jeunes consiste en un espace autogéré, au sein duquel ils pourraient expérimenter une vie alternative et libertaire.

Malgré les affrontements parfois violents avec la police lors de ces manifestations et le manque de soutien des autorités de l'époque, un centre autonome voit le jour en 1981. Le Cabaret Orwell est un lieu de rencontre qui propose des concerts et des projections de cinéma. Mais l'endroit est trop vétuste et ferme une année plus tard.

Un groupe de jeunes persévère en faveur de la création d'un lieu de culture alternative à Lausanne. Le collectif Koprock est fondé et entame un dialogue constructif avec les autorités de la ville. En 1985, ces discussions finissent par aboutir à l'ouverture de la Dolce Vita, qui deviendra une emblématique scène rock jusqu'en 1999.