Mgr Pierre Mamie

Entretien avec Mgr Mamie, un an après sa nomination.

Une année après sa nomination au poste d'évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, Mgr Pierre Mamie accorde un long entretien à Renato Burgy et Guy Ackermann, reçus à l'évêché pour l'émission En direct avec…

Le prélat revient sur son enfance, sur les origines de sa vocation, sur l'influence du cardinal Journet, dont il fut le secrétaire durant le concile Vatican II, sur la place de la religion dans la société des années 70.

Homme à la sensibilité vive et à l'intelligence raffinée, Pierre Mamie défend devant les deux journalistes les exigences de la foi et de l'Eglise catholique.

Pierre Mamie est né le 4 mars 1920 à La Chaux-de-Fonds dans une famille modeste. Il fait ses études au Collège Saint-Michel, à Fribourg, puis entre au séminaire. Le 7 juillet 1946, il est ordonné prêtre et travaille d'abord comme vicaire à Lausanne puis comme aumônier à l'Université de Lausanne, avant de poursuivre ses études à Rome et à Jérusalem.

En 1965, il est le secrétaire du cardinal Journet lors de la dernière session du concile Vatican II. Mgr Mamie dirigera d'ailleurs la publication de la correspondance du cardinal Journet avec le philosophe Jacques Maritain.

En 1968, Pierre Mamie devient l'évêque auxiliaire de Mgr François Charrière. Deux ans plus tard, il est nommé évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, fonction qu'il occupera jusqu'en 1995. Il assume plusieurs périodes difficiles liées aux changements voulus par Vatican II et à certaines exigences de l'Eglise confrontée à l'évolution de la société. Homme sensible à l'injustice, Mgr Pierre Mamie mena plusieurs combats pour les immigrés et les sans-papiers. Il s'approcha aussi des artistes, dont il aimait la compagnie, particulièrement de l'écrivain Frédéric Dard.

Mgr Pierre Mamie fut remplacé à la tête du diocèse par Mgr Amédée Graf puis en 1999, par Mgr Bernard Genoud. Il se consacra alors à la poursuite de l'édition de la correspondance Journet-Maritain. Il disparaît le 15 mars 2008.

  • Journaliste: Renato Burgy, Guy Ackermann
    Réalisateur: Roger Gillioz