Jaune tango

Danseurs de tango argentins, 1962. [RTS]
  • Loisirs
  • Vidéo 12 min.

1 novembre 1962

Continents sans visa

Sylvie Porta est documentaliste. Elle a retenu ce sujet de Continents sans visa pour notre rubrique «Le coup de coeur des archives».

Sylvie Porta: «Ce reportage raconte l'origine du tango, cette danse élégante, féline et sensuelle où le couple étroitement enlacé, les jambes entremêlées, ne se regarde jamais et glisse véritablement sur le sol en balançant d'un pied sur l'autre.

Ce passé plonge à Buenos Aires à la fin du XIXe siècle dans le quartier portuaire de La Boca fréquenté alors par les immigrés italiens, espagnols, turcs et allemands. Après le travail, la vie s'organise autour des bistrots et dans la rue.

L'écrivain Paul Silvani donne sa version de l'origine de cette danse. Danse funèbre rythmant l'enterrement d'un enfant. Aujourd'hui, unanimement, la naissance du tango prend sa source dans les faubourgs et les lupanars de la capitale argentine.

Au moment où le tango commence à sortir des lieux interlopes et à être dansé dans les mariages et autres fêtes de famille, il se répand dans le reste du monde en passant par Paris qui s'en entiche dès 1910. C'est d'ailleurs un Français qui deviendra la plus grande voix du tango sous le pseudonyme de Carlos Gardel. C'est lui qui consacre, en 1917,les débuts de la chanson de tango. Cette danse n'a alors plus rien de scandaleux ou de sulfureux et devient très vite à la mode.

Menacé plusieurs fois de disparition, le tango renaît à chaque fois de ses cendres. Aujourd'hui, le tango n'a en rien perdu de son érotisme, de sa grâce et la fièvre des milongas demeure vivace.

Alors, m'offrirez-vous cette danse?»