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Toutes les communications sont coupées avec Prague.

Une angoisse palpable sur le visage de cette femme, sans nouvelle de sa famille restée en Tchécoslovaquie. Au lendemain de l'intervention militaire, elle répond à Carrefour. Les communications téléphoniques ont été coupées, que faire…?

A la libération, en mai 1945, la Tchécoslovaquie fut dirigée par des gouvernements de Front national au sein desquels l'influence du Parti communiste s'accrut. Un coup de force en février 1948 (le «coup de Prague») assura la prééminence des communistes. Après le remplacement de Benes à la présidence de la République par un communiste, le pays rejoignit le camp des démocraties populaires. Son économie fut socialisée et plusieurs pactes lièrent la Tchécoslovaquie à l'URSS.

La déstalinisation atteignit tardivement le pays qui connut, au printemps 1968, une libération à laquelle s'est attachée le nom du nouveau premier secrétaire du PC, Alexander Dubcek. La nouvelle orientation, qui ouvrait le pays vers les libertés fondamentales, comme celle de la presse, fut jugée inadmissible par les dirigeants soviétiques.

Le 21 août 1968, les troupes du pacte de Varsovie (exceptées celles de la Roumanie) envahirent le pays. La Tchécoslovaquie devint le 1er janvier 1969 un Etat fédéral composé des deux républiques tchèque et slovaque. Par la suite, les nouveaux dirigeants menèrent la politique de normalisation voulue par l'URSS.

En 1987, des manifestations contre le régime et la constitution, à l'initiative de Vaclav Havel, du Forum civique regroupant l'opposition conduisirent en 1989 à la démission des dirigeants du PC et à une réforme de la constitution. Alexander Dubcek fut élu à la présidence du Parlement et Havel à la présidence de la République.

L'échec des dirigeants de la «révolution de velours» dans leurs tentatives de réforme de l'Etat, la montée de la crise économique et des nationalismes aboutirent en juin 1992 à la victoire de la droite libérale et à la partition du pays en République tchèque et en Slovaquie.

Alexander Dubcek (1921-1992). Nommé premier secrétaire du Parti communiste le 5 janvier 1968, il voulut donner une orientation plus libérale au régime. Malgré le soutien de la population durant «le Printemps de Prague», il dut capituler après l'intervention des troupes du Pacte de Varsovie, dans la nuit du 20 au 21 août 1968.

Remplacé par Husak, il se vit confier le titre honorifique de présidence de l'Assemblée fédérale avant d'être exclu du Parti en juin 1970 et réduit à des fonction subalternes. Il réapparut lors des manifestations de novembre 1989 et fut élu président du Parlement.