Sous perfusion

Léman en sursis. [RTS - TSR 1972]
  • Environnement
  • Vidéo 24 min.

8 décembre 1972

Affaires publiques

En 1972, malgré la construction rapide de nombreuses stations d'épuration sur ses rives, le lac Léman est encore en danger. Les chimistes et les biologistes ne constatent aucune amélioration de la qualité de ses eaux. C'est que le lac n'est pas "n'importe quelle gouille", comme le souligne Georges Hardy: 89 km3 d'eau pour une superficie de 582 km2. Et l'on a beaucoup trop tardé à réagir, malgré les cris d'alarme lancés dès les années 1950 par les pêcheurs et les scientifiques. L'eutrophisation du lac a pris des proportions difficilement réversibles. Les engrais continuent de se déverser dans le lac par ruissellement, et de nombreuses pollutions domestiques et  industrielles continuent à le polluer, principalement par le biais du Rhône. Le Valais est d'ailleurs montré du doigt: 39% seulement de sa population est reliée à une station d'épuration, contre 98% à Genève, 63% dans le canton de Vaud et 58% en Haute Savoie. Et les barrages rejettent une eau souvent croupie et souillée.

Malgré ce constat, ce reportage veut entretenir l'espoir. Le combat vient de commencer, et ces efforts finiront par payer. Plusieurs visites de stations d'épuration, assorties de toutes les explications techniques attendues, permettent aux téléspectateurs d'entrevoir la survie du Léman.

Reporter-commentateur de l'ancienne école, c'est-à-dire capable de passer dans la même journée d'une émission halieutique au jeu À vos lettres, Georges Hardy, c'était d'abord une voix, celle qui a annoncé à Radio-Genève l'ordre de mobilisation des soldats suisses lors de la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, Georges Hardy a réalisé, pour le compte du CICR, des émissions de radio de recherche de prisonniers. A la TSR, il a été l'un des pionniers, présentant et commentant sans relâche des programmes en tous genres.


Histoire de la Télévision Suisse Romande