Bischof à l'Elysée

Il fait l'objet d'une rétrospective à Lausanne. Interview de Favrod.

Charles-Henri Favrod, conservateur du Musée de l'Elysée de Lausanne, est reçu dans l'émission Journal Romand en avril 1987, afin de parler de la rétrospective consacrée au photographe Werner Bischof.

Werner Bischof est marqué par la solitude dans un monde ravagé par la guerre, la famine, les injustices. Il est le témoin du désarroi des civils et des combattants.

Le photographe fuit le sensationnel et s'indigne du journalisme tape-à-l'oeil de Paris Match, qui a repris son reportage sur l'Indochine en changeant les légendes de ses photos.

Werner Bischof naît le 26 avril 1916 à Zurich et meurt le 16 mai 1954, en reportage, au Pérou.

En 1931, il entre à l'École normale de Schiers. Une année plus tard, il s'inscrit à l'École des arts et métiers de Zurich au cours de photographie où il choisit principalement comme sujet les coquillages et les végétaux.

En 1936, après ses études et son service militaire, il ouvre son atelier de photographie et de dessin publicitaire à Zurich.

Werner Bischof contribue en 1939 à l'installation de l'Exposition nationale suisse, au pavillon des arts graphiques. Il s'installe dans un atelier à Paris pour faire de la peinture mais est mobilisé pendant deux ans à la guerre. Werner Bischof part réaliser un grand reportage sur les ravages de la guerre en Allemagne, France, et Hollande. Il se rend également en Italie, Grèce, Autriche et en Europe de l'Est.

Werner Bischof rejoint l'agence Magnum en 1949. Il part en reportage en Inde en 1951 et publie son reportage dans Life qui le rendra célèbre.

Il découvre le Japon, la Corée du Sud et devient correspondant de guerre en Indochine pour Paris Match.