Vol de Venom

Les nouveaux avions Venom protègent nos Alpes.
  • L'armée suisse
  • Vidéo 11 min.

9 janvier 1956

Information

Images rares des avions Venom et Vampires datant de 1956. A l'époque, ces appareils militaires sont les premiers à réaction que la Suisse acquiert. Pour cette émission de la série Documentaires, le réalisateur Raymond Barras et le caméraman Robert-Noël Ehrler ont pu profiter de vues exceptionnelles dans les Alpes.

Le son de ce document est manquant, le commentaire ayant certainement été fait en direct d'une cabine lors de sa diffusion à l'antenne, à moins que la bande son soit irrémédiablement endommagée.



Robert-Noël Ehrler, qui a tourné ces images, est décédé le 21 janvier 2008, dans
sa 82ème année. Jean-Claude Chanel, ancien co-directeur de la TSR, lui rend ici hommage.


«Lorsqu'il y a 54 ans, la Télévision Suisse Romande a été créée, depuis un an déjà quelques pionniers travaillaient à sa conception. C'était un petit groupe de six personnes autour de René Schenker, son initiateur. Parmi eux, Robert-Noël Ehrler.


Ces visionnaires se lançaient dans une aventure dont on mesure l'audace en voyant la télévision d'aujourd'hui. En 1952/53, les références n'existaient pas en Suisse ; ailleurs les expériences balbutiaient. Il fallait pour ces précurseurs, du courage pour tout inventer dans tous les domaines: technique, diffusion, programmes.


Ils se formaient tout en produisant. Etre à l'antenne relevait du miracle. Et pourtant ! Venant d'horizons divers, de la radio surtout, du journalisme, de la technique. Ces novateurs mettaient leur savoir spécifique, mais surtout leur enthousiasme au service de ce nouveau média inconnu chez nous. Affrontant les remarques acerbes, le scepticisme, voire même des oppositions.


C'est ainsi qu'a débuté Robert-Noël Ehrler en tant que cameraman où il a tout de suite excellé par sa sensibilité à l'image. Il est devenu la référence puisqu'à lui tout seul, il a assumé la couverture des reportages du téléjournal pour toute la Suisse romande. Il était le reporter omniprésent que beaucoup de jeunes des années 50 enviaient et rêvaient d'imiter: être présent là où se passe un événement.


Sa connaissance du terrain était telle que le directeur de la TSR, René Schenker, lui demanda en 1960 de créer un magazine d'information régionale Carrefour avec un réseau de correspondants dans chaque canton, que Robert-Noël Ehrler dirigera 12 ans en tant que chef des Actualités.


Durant toutes ces années, il développera l'émission donnant à l'information régionale – que l'on n'appelait pas encore de proximité – ses lettres de noblesse. Les Romands pouvaient se reconnaître à l'écran. Carrefour était diffusé du lundi au vendredi et le samedi Carrefour international et ceci à 20 heures, devenant ainsi le magazine le plus populaire et le plus suivi de la chaîne.


Au cours de ces années, Robert-Noël Ehrler a engagé de nombreux journalistes, des présentateurs, de présentatrices, des cameramen, de producteurs avec pour critère principal: la passion. Formant des collaborateurs qui découvraient le média, la consigne était simple: le respect du public. Les téléspectateurs étaient pour Robert-Noël Ehrler sa raison d'être, ne voulant pas les décevoir. Il était dans ce domaine exigeant et les nombreux collaborateurs ayant suivi sa dure école et repris ses principes étaient sa fierté!


Robert-Noël Ehrler, Noël parce qu'il était né un 24 décembre avait gardé une âme d'enfant, d'où son côté artiste, sensible, curieux de tout et toujours chaleureux. Il était le patron que l'on appelait Bob, estimé par son équipe qui reconnaissait en lui un véritable homme de télévision. Plus tard, il a été appelé en tant qu'assistant du Directeur pour s'occuper des plus jeunes, les planifiant, les orientant, les conseillant.


Et surtout à la création de TV 5, il y a 24 ans, il a été le premier responsable de la programmation des émissions suisses ouvrant ainsi la voie et retrouvant un rôle de pionnier. Au sein de la chaîne internationale francophone, également, son professionnalisme a été apprécié, ses avis écoutés, ses conseils suivis. Les sondages n'existaient pas encore, son instinct le guidait a proposer la meilleure programmation et là aussi sa sensibilité faisait merveille.


La télévision était sa passion, l'heure de la retraite venue, certaines dérives l'inquiétaient, mais il s'est toujours identifié à la TSR qu'il suivait fidèlement, la portant dans son coeur.


Plus de 40 ans à son service, cela ne s'efface pas et crée de solides liens d'amitié à jamais
fidèles. A la TSR, on ne l'oublie pas même si son parcours que je viens d'évoquer n'est pas connu des récents collaborateurs. Mais ceux-ci en découvrant à leur tour une télévision installée, marchent – sans le savoir – sur les traces de Bob, qui assure ainsi une continuité paternelle et bienveillante.


Ses nombreux collègues et amis, chère Françoise, chère famille, qui l'ont vu à l'oeuvre sont tristes et partagent votre douleur, ceux de Pontarlier aussi, pour lesquels Bob était intarissable sur la télévision.
Tous pleurent Bob, un grand professionnel humaniste."
Jean-Claude Chanel 25 janvier 2008