La France au Tchad

En 1970, la France aide militairement son ancienne colonie.
  • Politique Internationale
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3 juillet 1970

Information

Dix ans après l'indépendance du Tchad, proclamée en 1960, les troupes françaises interviennent dans leur ancienne colonie pour soutenir le président François Tombalbaye, en lutte contre le Front de libération nationale.

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C'est en 1920 que le Tchad devient une colonie française. Rallié à la France libre en 1940, le pays est le point de départ de la reconquête de l'Afrique du Nord. Après guerre, le Sud chrétien et animiste est favorisé. En 1960, le Tchad accéde à l'indépendance sour la présidence de François Tombalbaye, leader du Parti progressiste tchadien (PPT).


François Tombalbaye s'engage dans une politique autoritaire visant à mettre au pas le Nord, en rébellion contre les abus de la nouvelle administration. En 1966, le Nord réagit en créant le Front de libération nationale (Frolinat). Cette rébellion est étouffée par l'intervention des troupes françaises. La reprise des activités du Frolinat, avec notamment la prise d'otage de l'archéologue française Françoise Claustre, et la dégradation de la vie politique aboutissent au coup d'Etat de 1975 qui porte au pouvoir le général Félix Malloum.


En 1978, Felix Malloum est contraint de prendre comme Premier ministre Hissène Habré, l'un des chefs des rebelles toubous. L'année suivante, la bataille de N'Djamena oppose les Forces armées du Nord d'Hissène Habré à l'armée nationale puis le conflit s'étend à l'intérieur du Frolinat entre Habré et l'un des chefs du mouvement, Oueddeï. Une force africaine d'interposition, avec l'aide des troupes françaises, intervient en 1981 et Hissène Habré est reconnu comme chef de l'Etat l'année suivante. Sous sa présidence, la situation politique se dégrade encore plus et le Sud du pays est livré à l'anarchie. En 1990, il est chassé par son conseiller militaire, Idriss Déby, discrètement soutenu par la France qui maintient son dispositif militaire. Le pays continue d'être au prise avec une guérilla endémique. En 1996, Idriss Déby est réélu à la présidence. En janvier 2008, des insurgés tentent sans succès de faire chute le président Déby, qui bénéficie du soutien de Paris.