Le père Cottier

Il a suivi le concile comme secrétaire du Cardinal Journet.

Le père dominicain Georges-Marie Cottier a suivi la dernière session du Concile comme secrétaire du cardinal Journet dont les interventions furent décisives, en particulier lorsque furent traitées les questions de la liberté religieuse, de l'indissolubilité du mariage ou durant l'élaboration de la Constitution Gaudium et Spes.

A la clôture du concile, en décembre 1965, le père Cottier revient notamment sur la notion de l'oecuménisme, un des points essentiels de ces quatre années de réflexion pour l'Eglise catholique.

Le père Cottier deviendra le théologien de la maison pontificale et sera élevé à la dignité cardinalice le 21 octobre 2003 par Jean-Paul II.

Lancé dans l'esprit de Jean XXIII, le Concile Vatican II devait poser les bases de l'aggiornamento de l'Eglise, c'est-à-dire de l'adaptation de ses institutions traditionnelles aux nécessités du monde moderne. Le concile devait également permettre à l'Eglise de définir son attitude en face des apports positifs de la pensée contemporaine. Enfin, il avait une orientation fondamentalement oecuménique et devait préparer la réunion de tous les chrétiens.

2540 pères conciliaires se réunirent à Rome, en plusieurs sessions, entre 1962 et 1965. Deux tentances s'affirmèrent au sein du concile: l'une conservatrice qui regroupait la plupart des cardinaux de la curie romaine et de nombreux évêques italiens et espagnols, l'autre progressiste qui était représentée par les pères français, allemands, belges et par ceux du tiers monde.

Un bureau de presse est créé pour communiquer des informations quotidiennes et des laïcs sont invités à participer comme auditeurs, parmi eux Jean Guitton. Quatre sessions se sont tenues et c'est le pape Paul VI, élu le 21 juin 1963, trois semaines après la mort de Jean XXIII, qui conclut le concile, le 8 décembre 1965. Le concile promulgua quatre constitutions, dont une sur la rénovation de la liturgie et une sur l'Eglise dans le monde moderne.

L'esprit du concile fut souligné par plusieurs gestes significatifs de Paul VI au cours des «intersessions», ainsi que par la création d'un groupe de travail mixte avec le Conseil oecuménique des Eglises et la levée des anathèmes réciproques entre les Eglises catholique romaine et orthodoxe.

Dans l'esprit de nombreux catholiques, un des faits le plus marquant du concile est l'autorisation de l'emploi des langues locales, au détriment du latin, pour la célébration de la messe.