Max Petitpierre

Les voeux du président de la Confédération Max Petitpierre en 1960.

Le président de la Confédération, Max Petitpierre, présente ses voeux à l'occasion de la nouvelle année. Il souhaite que les valeurs de la Suisse perdurent cette année encore et que «la prospérité, la liberté et les responsabilités soient maintenues dans le pays». Il évoque également la nécessité d'une paix intérieure et des relations harmonieuses avec les pays environnants afin que la Suisse progresse avec confiance.

Max Petitpierre, né le 26 février 1899 à Neuchâtel, fut conseiller fédéral de 1945 à 1961. Durant son mandat, il s'engage dans la politique internationale et en faveur de la neutralité de la Suisse.

Max Petitpierre fait ses études de droit à l'Université de Neuchâtel, ainsi qu'à Zurich et Munich. Il obtient sa licence en 1921 et son doctorat en 1924. Il devient avocat en 1922 puis notaire en 1925. En 1932, il est nommé professeur extraordinaire de droit privé et de procédure civile à l'Université de Neuchâtel, puis doyen de la faculté de droit en 1939.

Membre du parti radical-démocratique, il est élu en 1937 au Grand Conseil du canton de Neuchâtel et en 1940 au Conseil général, le législatif de la ville de Neuchâtel. En 1942, il est élu au Conseil des États, il représente ainsi pendant trois ans son canton dans la chambre haute du parlement suisse. Il y est membre de la commission des pleins pouvoirs, organe de «surveillance» du Conseil fédéral pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Il fut aussi président de la Chambre suisse de l'horlogerie dès 1942 et de l'assemblée qui réalise en 1943 la fusion entre l'Église Nationale et l'Église indépendante de son canton, dont il a été auparavant un acteur majeur en tant que député au Grand Conseil.

Max Petitpierre s'éteint le 25 mars 1994 à Neuchâtel.