L'écriture (1)

L'écrivain genevois Georges Haldas en 1982.

Maurice Huelin s'entretient avec Georges Haldas en février 1982. L'écrivain genevois parle de la genèse du désir d'écriture qui s'inscrit au confluent de son histoire personnelle et de sa culture littéraire. Il évoque le lieu de l'écriture, qui est pour lui, plus que la seule ville de Genève, la relation entre la Grèce, lieu de sa prime enfance et sa ville d'adoption.

Mais au-delà de son histoire personnelle, Georges Haldas inscrit l'acte premier d'écrire dans un voyage de l'exemple particulier à la question générale et inscrit la relation entre les lieux et entre les personnes au centre de son oeuvre.

Georges Haldas est né le 14 août 1917 à Genève, de père grec et de mère suisse. Poète, essayiste, traducteur (Prix Schiller 1971 et 1977, Grand Prix de la ville de Genève 1971, Prix Taormina 1970) il a publié une soixantaine de livres. Son oeuvre est marquée par son souci constant de précision et l'attention portée à chaque instant vécu. Il a publié des chroniques (Boulevard des philosophes, La Légende des cafés, Le Livre des passions et des heures), des poèmes (Le Couteau dans la plaie, Un grain de blé dans l'eau profonde) témoignant d'une conception mystique de l'écriture. Georges Haldas est devenu un des maîtres contemporains du journal et de l'autobiographie.

On lui doit également une traduction d'Anacréon, de Catulle et de Humberto Saba.

Il s'est éteint le 25 octobre 2010.

  • Journaliste: Maurice Huelin