Evocation de Paul Budry

Evocation de Paul Budry.

Sur les traces de Paul Budry dans le village de Saint-Saphorin. Cette évocation en 1983 dans l'émission Miroirs retrace son étrange carrière d'écrivain, de satiriste, d'éditeur, de chroniqueur et de romancier. Son souvenir est vivace ici, et particulièrement au bistrot dans lequel il avait coutume de boire son cher Dézaley et jouer au jass. Paul Vallotton, ancien directeur de la Radio-Télévision Suisse Romande, évoque sa carrière et son talent d'écrivain, mis au service d'une oeuvre peu abondante mais importante par sa qualité et son utilité dans les années d'avant-guerre.

Fondateur en 1913 des Cahiers Vaudois, qui allaient créer un formidable appel d'air dans l'univers étriqué des lettres romandes, Paul Budry (1883 - 1949) fut un touche-à-tout génial et épicurien. Critique d'art, fin connaisseur de la langue du pays, ami d'Ansermet, d'Auberjonois, de Cingria, de Ramuz, il fut un agitateur d'idées et un promoteur de la littérature et de l'art en Suisse romande. Auteur de nombreuses monographies, de chroniques radiophoniques telles que Les propos du caviste - qui deviendront Le quart d'heure vaudois - ou L'heure du soldat, destinée à égayer les soldats mobilisés, il publia aussi des romans héroïco-comiques, comme Le Hardi chez les Vaudois ou Trois hommes dans une Talbot. Il est aussi l'auteur de nombreux et pétillants articles sur la Suisse, écrits en tant que directeur de l'Office suisse du tourisme, et rédacteur presque unique de la revue "Schweiz, Suisse, Svizzera" que l'on trouvait dans les trains et les cars postaux. 

Ses oeuvres complètes en quatre volumes ont été publiées de 2006 à 2014 aux Cahiers de la Renaissance Vaudoise.