Philippe Noiret

Le comédien a percé en jouant pour Jean-Paul Rappeneau.
  • Cinéma
  • Vidéo 4 min.

26 avril 1966

Cinéma-vif

La carrière de Philippe Noiret a véritablement été lancée en 1966 avec La vie de château, de Jean-Paul Rappeneau. Il avait auparavant tenu des petits rôles au cinéma, notamment dans Zazie dans le métro, tiré de l'oeuvre de Raymond Queneau. Pour Cinéma vif, il évoque ses débuts dans le métier.



Philippe Noiret est né le 1er octobre 1930 à Lille, dans le nord de la France. Après son échec au baccalauréat, il débute sur plusieurs scènes de théâtre parisiennes. En 1953, il entre au Théâtre national populaire (TNP) de Jean Vilar où il connaît la vie de troupe pendant sept ans, côtoie Gérard Philipe, interprète plus de quarante rôles et rencontre l'actrice Monique Chaumette, qu'il épousera en 1962. Il joue dans La Pointe courte, sous la direction d'Agnès Varda, puis dans Zazie dans le métro, de Louis Malle. Il enchaîne des seconds rôles sans percer, jusqu'à La Vie de château, de Jean-Paul Rappeneau en 1966


Mais c'est le personnage de paysan rêveur d'Alexandre le Bienheureux, d'Yves Robert, qui le fait remarquer du grand public en 1967. Six ans plus tard, il fait scandale avec La Grande Bouffe de Marco Ferreri. Il joue ensuite sous la direction de grands réalisateurs français tels Bertrand Tavernier, Yves Boisset ou Philippe de Broca.


En 1976, il obtient le César du meilleur acteur pour son rôle dans le Vieux Fusil de Robert Enrico. L'acteur remporte son second César en 1990 pour La Vie et rien d'autre de Bertrand Tavernier et figure en haut de l'affiche de productions internationales comme Cinema Paradiso en 1988. Il s'est éteint le 23 novembre 2006, à l'âge de 76 ans.