Agnès Varda, le bonheur

Agnès Varda, le bonheur [RTS]
  • Cinéma
  • Vidéo 5 min.

23 janvier 1965

Cinéma-vif

Qu'est-ce que le bonheur? «Ce n'est pas un évènement, c'est une lumière…», répond la réalisatrice Agnès Varda à la question de Rodolphe-Maurice Arlaud. Pour Cinéma vif, il interroge la réalisatrice qui vient de sortir son film intitulé Le bonheur, couronné par le prix Louis-Delluc. Autre intervenante, la productrice Mag Bodard. 

La deuxième partie de l'émission est disponible en lien.

Agnès Varda est née d'un père grec et d'une mère française. Après avoir vécu sa petite enfance en Belgique, puis à Paris, elle occupe un emploi de photographe au Théâtre national populaire, alors mené par Jean Vilar, et rencontre le réalisateur Jacques Demy, son futur époux.

En 1954, utilisant de sobres moyens, elle crée La Pointe Courte avec Philippe Noiret et Silvia Monfort comme acteurs et Alain Resnais comme monteur. Ce film fera date, car il apporte un souffle de liberté sur le cinéma français.

Cinq ans plus tard, elle produit Cléo de 5 à 7, un film sur une chanteuse à la plastique superbe et mortellement malade. Varda produira d'autres films qui feront d'elle, dans les années 1960, l'une des représentantes de la Nouvelle Vague, bien qu'elle s'en défende.

Entre 1968 et 1970, elle séjourne à Los Angelès, où elle produit un film hippie-hollywoodien : Lions love. De retour en France, elle tourne un film féministe et optimiste: L'une chante, l'autre pas. De retour à Los Angeles, entre 1979 et 81, elle tourne deux documentaires dont l'un très remarqué sur les peintures murales.

En 1985, Sans toit ni loi, mettant en vedette Sandrine Bonnaire, lui vaut le Lion d'or à Venise. Dix ans plus tard, pour le centième anniversaire du cinéma et avec l'appui de plusieurs vedettes, elle crée les Cent et une nuits, une fantaisie remplie de clins d'œil et de références au cinéma. En 2005, elle est membre du jury des longs métrages au Festival de Cannes.