Le vaudou

Haiti, 1992.

Troisième et dernier épisode d'une série de reportage en Haïti, sous le régime de François Duvalier (Papa Doc), en 1960. Bernard Laurent assiste à une cérémonie vaudou authentique, c'est-à-dire non destinée aux touristes friands d'émotions fortes.

La cérémonie est décrite en compagnie d'Odette Mennesson-Rigaud et de Milo Rigaud, ethnographes spécialistes du vaudou, qui en expliquent au fur et à mesure les rituels et leurs significations.

(Source photo: TSR 1992)

Milo Rigaud et son épouse Odette Mennesson-Rigaud, ethnographes, ont consacré leur vie à l'étude du vaudou haïtien, mais aussi africain et américain, et ont publié plusieurs ouvrages sur ce sujet. Leurs travaux, qui portent sur la période 1944-1969, sont regroupés dans le Fonds Odette Mennesson-Rigaud, confié aux bons soins de la Bibliothèque haïtienne des Pères du Saint-Esprit.

De 1957 à 1964, un reporter nommé Bernard Laurent sillonne le monde pour le compte de Radio-Genève. Redécouverts grâce à la numérisation des bandes magnétiques, ses reportages de terrain frappent par leur qualité : le Sahara, le Golfe persique, l’Italie, Haïti, la Bulgarie, l’Egypte et bien d’autres lieux sont visités micro en main. Avec ses sons d’ambiance, ses dialogues avec les habitants, sa narration pittoresque de la découverte des lieux, son sens de l’aventure et de l’écoute, Bernard Laurent a su imager le monde pour des auditeurs encore peu dépendants de la télévision.

Dès 1964, alliant sa passion du voyage et son besoin d'être utile sur le terrain, il entre sous son vrai nom, Laurent Marti, au Comité International de la Croix-Rouge (CICR), en tant que délégué. Il y effectuera de nombreuses missions délicates et parfois périlleuses, dont il fera un récit en forme de fiction dans son livre Bonsoir mes victimes.  Il sera par la suite le fondateur et le premier directeur du Musée de la Croix-Rouge, à Genève. 

  • Journaliste: Bernard Laurent