Nomination à l'OSR

Wolfgang Sawallisch dirige au Victoria Hall à Genève en 1979.

La succession d'Ansermet à la direction de l'Orchestre de la Suisse romande s'avère ardue.

Paul Klecki est choisi par le fondateur de l'OSR pour lui succéder en 1967, soit deux ans avant sa mort. Or la tâche est difficile. Tant l'orchestre que le public ne parviennent pas à faire leur deuil du Maître qui, en 50 ans de direction de son orchestre, a profondément marqué les esprits.

En 1970, P. Klecki quitte son poste. L'OSR fait alors appel au chef bavarois Wolfgang Sawallisch. Ce dernier a déjà de multiples engagement, notamment comme directeur artistique du Bayerisches Staatsorchester. Il accepte cependant de collaborer étroitement avec l'OSR pour lui redonner l'impulsion nécessaire à un nouveau départ.

(Source photo: TSR 1979)

Wolfgang Sawallisch naît le 26 août 1923 à Munich. La guerre interrompt ses études de piano, devant servir l'armée allemande comme opérateur radio en Italie.

A la fin du conflit, il entame sa carrière de chef d'orchestre. Il est successivement directeur musical des opéras de Aix-la-Chapelle, Wiesbaden et Cologne, de 1952 à 1963. En 1957, il est le plus jeune chef jamais engagé à diriger lors du Festival de Bayreuth.

De 1960 à 1970, il cumule la direction musicale de l'Opéra de Hambourg et celle de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Vienne. De 1061 à 1972, il est directeur de la Philharmonie de Hambourg, de 1970 à 1980, directeur artistique de l'OSR, puis, de 1971 à 1992, directeur musical et Staatsoperndirektor de l'Opéra de Munich où il dirige plus de 1150 représentations.

En 1992, excédé par l'«arrogance des metteurs en scène», il décide d'abandonner définitivement l'opéra. Il se consacre alors à la musique symphonique et prend la succession de Ricardo Muti à la tête de l'Orchestre de Philadelphie.

W. Sawallisch, excellent pianiste, a également mené une carrière dans la musique de chambre et le Lied, accompagnant notamment Elisabeth Schwartzkopf, Hermann Prey, Dietrich Fischer-DIeskau, Margaret Price ou Thomas Hampson.

  • Journaliste: Henri Jaton