Chanoines au Tibet

Devant le palais du Potala à Lhassa.

Le 10 janvier 1933, quatre missionnaires valaisans de la Congrégation du Grand-Saint-Bernard embarquent à Marseille pour se rendre au Tibet.

En 1946, le chanoine Jules Detry les rejoint dans le but de faire connaître la mission en Europe.

Témoin d'un Tibet encore libre de l'autorité chinoise, mais connaissant déjà de sérieuses pressions, le chanoine-reporter nous dévoile, ici en 1949, un pan de l'histoire tibétaine, mais aussi de la vie de ces missionnaires valaisans.

(Source photo: wikicommons)

En juillet 1930, la Congrégation du Grand-Saint-Bernard accède à la demande de collaboration dans le Yunnan du supérieur des Missions étrangères de Paris. Le 10 janvier 1933,  quatre chanoines valaisans embarquent à Marseille à destination de la frontière du Tibet. Ils seront rejoints en 1936 par les chanoines Cyrille Lattion, Maurice Tornay et Frère Nestor Rouiller, en 1938 par les chanoines Angelin Lovey et Henri Nanchen et en 1946 par les chanoines Louis Emery, François Fournier, Alphonse Savioz et Jules Detry.

Jules Detry gagne le Tibet en qualité de reporter pour faire connaître en Europe la mission d'évangélisation: il signera le premier article de la revue missionnaire intitulée Grand-Saint-Bernard Thibet fondée en 1946.

En 1949, le chanoine Maurice Tornay en butte à l'hostilité des autorités religieuses locales sera abattu à la frontière sino-tibétaine: il sera béatifié par le pape Jean-Paul II.

Suite à l'invasion communiste, les chanoines sont expulsés de leurs missions situées à la frontière de la Chine et du Tibet. Le dernier quitte la Chine le 31 juillet 1952.