Capes et soutanes

Concile de Vatican II.

Près de vingt télévisions étrangères ont  fait le déplacement de Rome, le 11 octobre 1962, pour retransmettre la cérémonie d'ouverture du Concile oecuménique de Vatican II. Et les cloches de Rome et d'Italie sonnent au moment où les quelques 2'500 évêques, et dignitaires et experts, ainsi que les invités des autres Eglises chrétiennes et le pape Jean XXIII se rendent à la basilique Saint-Pierre.

Jean XXIII ouvre le Concile en entonnant le Veni Creator spiritus, invocation à l'Esprit Saint, pour qu'il assiste les pères conciliaires dans leur travaux. Vingt laïcs ont été spécialement invités à la cérémonie, un signe déjà du vent de changement qui souffle à Rome. Cérémonie grandiose pourtant, dans la grande tradition de l'Eglise catholique, où les soutanes violettes le disputent aux capes rouges, le pape encore coiffé de sa tiare, symbole du triple pouvoir du pape.

L'abbé Haas commente pour la Radio suisse romande cet événement.

(Source photo: TSR 1963)

Le pape Jean XXIII, qui avait été considéré comme un pape de transition avait surpris l'Eglise en annonçant, le 25 janvier 1959, son intention de réunir un concile oecuménique, rassemblant l'ensemble des évêques catholiques, mais également des représentants d'autres Eglises chrétiennes.

Il s'agit bien pour le pape de faire un "aggiornamento" de l'Eglise catholique, de l'ouvrir sur le monde et que celui-ci connaisse ce qui se passe en son sein. Après deux ans de préparation, le Concile qui s'ouvre en ce 11 octobre 1962 durera en fait trois ans. Au cours de quatre sessions, les pères conciliaires ont adopté quatre grandes constitutions qui ont changé profondément le visage de l'Eglise.

  • Journaliste: Abbé Haas