Françoise Giroud

Françoise Giroud

Dans cet entretien enregistré le 1er février 1964, la journaliste parisienne à la tête du magazine L'Express évoque la crise que traverse la presse écrite à cette époque.


Pour Françoise Giroud, il s'agit d'une crise de "structure industrielle" et non pas journalistique:  la presse quotidienne concurrencée par le transistor et la télévision n'a plus le monopole de l'information brute. Pour l'hebdomadaire, la question s'avère un peu différente. Cependant la déperdition de publicité exige une concentration des journaux pour faire face à la perte de ces recettes. Cette réalité marque la fin de la presse artisanale. La solution doit passer par l'adaptation de la presse et non dans un combat défensif contre la télévision.


Toute l'autorité de la patronne de presse experte en son domaine transparaît dans ce dialogue.


(Source photo: TSR 1964)


Françoise Giroud, née Lea France Gourdji le 21 septembre 1916 à Lausanne et décédée le 19 janvier 2003 à l'Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, est une journaliste, écrivain et femme politique française. Elle prend officiellement le nom de Giroud par décret du 12 juillet 1964.


Elle a été agent de liaison dans la Résistance durant la 2è guerre mondiale puis plus tard elle s'engarera pour contre la guerre en Algérie et pour la cause des femmes. Elle fonde en 1953 avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, le magazine L'Express, qu'elle dirige jusqu'en 1974 en tant que directrice de la rédaction, puis de la publication, et comme présidente du groupe Express-Union, entre 1970 et 1974.


En 1974, elle devient secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Condition féminine, entre juillet 1974 et août 1976, puis secrétaire d'Etat à la culture jusqu'en mars 1977. En 1979, Françoise Giroud quitte la politique et publie plusieurs livres dont, La Comédie du pouvoir puis Le Bon plaisir.


En compagnie de divers intellectuels français, elle fonde 1979, l'association Action contre la faim (ACF) puis Jean Daniel lui permet d'écrire dans son magazine Le Nouvel Observateur où elle écrit durant vingt ans. Elle produit également plusieurs émissions de télévision et publie essais, biographies et romans à succès.


Elle décède le 19 janvier 2003 à Paris.