François Cavanna

François Cavanna

Ecrivain, pamphlétaire, satiriste, et même dessinateur à ses débuts sous le nom de Sépia, François Cavanna a révolutionné la presse satirique lors de la fondation de Hara-Kiri, journal soi-disant bête et méchant. Sa une du 16 novembre 1970, "Bal tragique à Colombey", lors de la disparition du général De Gaulle, lui vaut une interdiction d'affichage qui équivaut à une interdiction tout court.

Cavanna et le professeur Choron (Georges Bernier) rebondissent en créant dans la foulée Charlie Hebdo, qui vit éclore la fine fleur des caricaturistes et dessinateurs de presse français.

Dans cet entretien avec Jacques Bofford en 1977, il revient sur cette aventure aussi passionnante que risquée.

(Source photo: TSR)

De sa création à la tragédie du 7 janvier 2015, le journal satirique Charlie Hebdo a toujours constitué un OVNI dans le monde de la presse et des idées en France.

C’est en 1960, que le professeur Choron et François Cavanna lancent Hara-Kiri, le journal « bête et méchant ». Une équipe de journalistes et de dessinateurs de talent se constitue, autour notamment de Gébé, Cabu ou Reiser.

Suite au fameux titre de novembre 1970: « Bal tragique à Colombey un mort », faisant suite à la mort du Général de Gaulle, Hara-Kiri change de nom et devient Charlie Hebdo, afin de contourner une interdiction de paraître de la justice française.

L’hebdomadaire cessera ensuite sa publication pour des raisons financières en 1981 et ne renaîtra qu’en 1992, avec Philippe Val comme directeur de rédaction et s’ancrant davantage sur une ligne très à gauche politiquement.

En 2006, "Charlie" crée la polémique en publiant la série des caricatures de Mahomet d’un journal danois et amène sur le devant de la scène, la question de la liberté d’expression.

En 2009, Charb devient le nouveau directeur de la publication. Il est assassiné, comme une partie de la rédaction avec Cabu, Wolinski, Honoré, Tignous ou Bernard Maris, lors de l’attaque des locaux de "Charlie" par 2 hommes armés le 7 janvier 2015.

  • Journaliste: Jacques Bofford