Jacqueline Veuve

Jacqueline Veuve au festival de Soleure en 2000.

En janvier 2004, la cinéaste Jacqueline Veuve reçoit - dans sa maison, une ancienne ferme - le journaliste de la Radio romande Nicolas Pahlisch. C'est l'occasion de découvrir les lieux où la documentariste vaudoise s'enracine et de revenir sur son parcours professionnel.

Jacqueline Veuve évoque ses débuts, à contre-courant, où elle a dû s'affirmer dans une carrière peu ouverte aux femmes à l'époque. La cinéaste a donc mis son énergie à trouver sa voie propre, à réaliser ce qu'elle avait envie de faire. Partant de ses coups de coeur, de ses rencontres et du besoin d'informer, elle a tissé avec ses documentaires une chronique du quotidien.

Un reportage de l'émission radiophonique Café des arts.

(Source photo: TSR 2000)

Jacqueline Veuve, née Jacqueline Reber à Payerne le 29 janvier 1930, est une cinéaste, documentariste et ethnologue vaudoise.

Après des études de bibliothécaire-documentaliste, de cinéma et
d'anthropologie, Jacqueline Veuve collabore au Musée de l'Homme à Paris dès 1955. Elle collabore comme scripte pour un documentaire sur Magritte.

Sa carrière de cinéaste débute en 1966 avec un premier court-métrage intitulé Le panier à viande, réalisé avec Yves Yersin. Elle est engagée comme cinéaste professionnelle au Cycle d'orientation de l'enseignement secondaire genevois et tourne des films documentaires. Jacqueline Veuve séjourne à Boston entre 1972 et 1973 et travaille avec Richard Leacock au Massachusetts Institute of Technology.

La mort du grand-père ou le sommeil du juste,  le premier de ses long-métrages, un documentaire sociologique est sélectionné au Festival de Locarno en 1978: la cinéaste se fait une réputation.

Au cours de sa carrière, Jacqueline Veuve réalisera une soixantaine de films, des documentaires et deux fictions. Des oeuvres essentiellement anthropologiques et ethnographiques et tournées en Suisse, en France ou aux États-Unis qui se voient primées dans de nombreux festivals internationaux.

La cinéaste a notamment signé Les Lettres de Stalingrad (1972), Swiss Graffiti (1975), Les émotions helvétiques (1991), L'Homme des Casernes (1994) et Journal de Rivesaltes 1941-1942 (1997) (Prix du cinéma suisse 1998, meilleur documentaire).

En mars 2013, Jacqueline Veuve reçoit le Prix d'honneur pour l'ensemble de sa carrière décerné dans le cadre du "Prix du cinéma suisse" 2013.

 

  • Journaliste: Nicolas Pahlisch