Modifié le 03 décembre 2019 à 13:48

Dans les ateliers d'Enzo Ferrari

Voiture de course Ferrari, 1967.
Voiture de course Ferrari, 1967. [RTS]
Enzo Ferrari, le fondateur de la marque au cheval cabré, fut d'abord pilote, puis créateur d'écurie de course et enfin chef d'industrie. Cet homme aussi craint que discret a voué sa vie à une seule et unique passion: l'automobile. En 1967, une équipe de Continents sans visa réussissait le double exploit de visiter ses ateliers et de le rencontrer en personne.

Ateliers sous haute surveillance

Maranello, petit village situé près de Modène, est un véritable sanctuaire de la marque automobile Ferrari. C’est ici que s’inventent et se mettent au point les nouveaux modèles de voitures de compétition. Ingénieurs et mécaniciens veillent jalousement sur les dernières avancées techniques, qui doivent rester à tout prix secrètes. L'équipe de télévision menée par le journaliste Guy Ackermann marche sur des oeufs...

Ici, on ne vous accueille pas en ami, mais plutôt en espion. On se méfie, on vous surveille. Ne filmez pas ceci! Ne vous attardez pas là!

Guy Ackermann, journaliste

Dans les ateliers Ferrari de Maranello, 1967.
Continents sans visa - Publié le 05 janvier 1967

Il Commendatore

Si pénétrer dans le saint du saint du constructeur automobile n'est pas facile, parvenir à décrocher un entretien avec le maître des lieux, l'est encore moins. Patron respecté, voire redouté  (on le surnomme « Il Commendatore », en français "le Commandeur"), Enzo Ferrari déteste perdre son temps. C’est-à-dire s’occuper d’autre chose que d’automobile. Pas de digression, ni de confidences. Pourtant, on sait l’homme blessé par la mort de son fils Dino, survenue en 1956, et qui prive l’entreprise d’un héritier.

L’homme Ferrari. Une passion : l’auto. Ne va jamais au cinéma, ni au théâtre. Ne voyage jamais. Ne prend jamais de vacances.

Guy Ackermann, journaliste

Enzo Ferrari, "Il Commandante", en 1967.
Continents sans visa - Publié le 05 janvier 1967

Assurer sa longévité

En 1967, Ferrari, qui reste une entreprise artisanale, doit lutter bec et ongles contre les appétits du constructeur Ford, qui depuis quelques années domine tant sur les circuits que sur le plan économique. S'il ne se laissera jamais digérer par le géant américain, Enzo Ferrari fera en 1969 entrer Fiat à 50% dans son capital. Un calcul intelligent qui relancera durablement la dynamique de l’usine et de l’écurie auto.

Sophie Meyer pour les archives de la RTS

Publié le 02 décembre 2019 à 00:00 - Modifié le 03 décembre 2019 à 13:48