Déjà sacré sur "sa" terre battue de Roland-Garros cette année, Nadal est le troisième joueur de l'ère Open à remporter au moins deux trophées majeurs au cours de la même saison après avoir fêté ses 30 ans. Il imite Rod Laver, auteur du "vrai" Grand Chelem en 1969, et Roger Federer, qui a réussi cette performance cette année en triomphant à Melbourne et à Wimbledon.

A sens unique

Le no 1 mondial - qui comptera lundi 1860 points d'avance sur son dauphin Federer à la Race - n'a pas connu la moindre difficulté dans cette finale. Anderson est pourtant le joueur le mieux classé auquel "Rafa" a été opposé durant ce tournoi. Mais le géant sud-africain (2m03) n'a jamais pu se départir d'une certaine nervosité et n'a pas existé dans cette finale, sa première en Grand Chelem.

Nadal a mis 58' pour conclure la première manche, mais c'est surtout en raison des difficultés rencontrées par son adversaire pour remporter ses propres jeux de service. Le taureau de Manacor n'a ainsi perdu que 4 points sur son engagement dans cette manche initiale. Lui-même nerveux, il s'est retrouvé une seule fois en danger, à 2-3 15/30.

Cette mini-alerte passée, Nadal a survolé les débats. Solide sur sa mise en jeu, il n'a pas dû faire face à la moindre balle de break, ne perdant au total que 15 points sur son engagement. Le Majorquin a terminé cette partie avec 30 coups gagnants à son actif, pour seulement 11 fautes directes. Anderson a réussi plus de "winners" (32), mais il a cumulé 40 erreurs non provoquées...

ats/tai