Sacré dans un Masters en 2003, 2004, 2006, 2007, 2010 et 2011, Roger Federer reste cependant sur quatre échecs, dont trois essuyés en finale. Battu en 2012 et en 2015 au stade ultime de la compétition par le grand absent de l'édition 2017 Novak Djokovic, il avait été contraint de renoncer à affronter le Serbe en finale en 2014 en raison de douleurs au dos, une semaine avant le sacre de Lille en Coupe Davis.

Sorti par Rafael Nadal en demi-finale en 2013 alors qu'il n'était lui-même pas au sommet de sa forme, il avait manqué l'édition 2016 après avoir mis fin à sa saison. Le Bâlois, qui a souvent pratiqué un tennis flamboyant au cours d'une saison dans laquelle il a déjà conquis sept trophées, est aussi l'un des rares joueurs à tenir la forme en cette fin d'année.

D'autant plus que son grand rival Rafael Nadal aborde ce tournoi avec un genou droit en compote.

Attention à Marin Cilic

Qualifié à la dernière minute grâce à son inattendu sacre parisien, Jack Sock est ainsi le seul autre joueur qualifié à avoir soulevé un trophée depuis la mi-octobre. Mais l'Américain est peut-être un peu tendre pour rêver de frapper un grand coup. Et il défiera d'entrée Roger Federer.

Sur le papier, Marin Cilic (5) et Grigor Dimitrov (6) semblent les mieux armés pour gêner le Maître. Le Croate - dernier adversaire de Roger Federer dans le groupe Boris Becker - a fait preuve d'une belle constance cet automne avec trois demi-finales (Tokyo, Shanghaï, Bâle). Le Bulgare a pour sa part atteint la finale à Stockholm, après avoir subi la loi d'un Rafael Nadal qui tenait encore la forme à Pékin et à Shanghaï.


ats/fg