On savait qu'il aimait cette descente, Beat Feuz. Il faisait même partie des favoris de l'épreuve. Vainqueur en 2012, deuxième en 2015, le Bernois a accroché le Lauberhorn pour la deuxième fois de sa carrière. Le champion du monde en titre signe le neuvième succès en Coupe du monde, le 6e en descente.

Sous les yeux de 35'000 spectateurs, le Bernois a profité de son dossard un pour établir le chrono de référence. De la Traverse à la Tête de chien, de la Bosse à Minsch au Kernen-S en passant par le Carrousel, Feuz a dominé son sujet sur une piste immaculée.

"Comme en 2012, ce fut une journée magnifique", a lancé le héros du jour. Et le vainqueur du jour d'analyser sa performance: "Tant l'entrée que la sortie du Kernen-S n'étaient de loin pas parfaites. Je me suis bien rattrapé par la suite, mais tout n'était pas optimal."

Wengen (SUI), descente messieurs: Beat Feuz (SUI) [RTS]Wengen (SUI), descente messieurs: Beat Feuz (SUI) s'impose devant Svindal (NOR) et Mayer (AUT) / Ski alpin / 03:26 / le 13 janvier 2018 

Belle première de Roulin

Derrière lui, on retrouve Aksel Lund Svindal, le dernier à avoir maîtrisé le Lauberhorn en 2016 puisque la descente n'avait pu avoir lieu l'an passé. Le Norvégien a donné des sueurs froides au public et à Beat Feuz. Encore en vert au dernier temps intermédiaire (0''02 d'avance), le Viking a perdu du temps sur les ultimes hectomètres de la piste.

Les autres coureurs suisses n'ont pas eu autant de bonheur que leur chef de file. Gilles Roulin a réussi une très belle course pour son premier Lauberhorn avec une 14e place à 2''00 du vainqueur. Mauro Caviezel, 22e, et surtout Patrick Küng, qui a échoué hors du top 30, ont en revanche déçu.

ats/jbal