LA RÉVÉLATION: VINCENT PRAPLAN

L'attaquant valaisan de 22 ans a brillé à chaque match. Hormis peut-être face à la Suède, la faute à la qualité de la défense adverse. Le joueur de Kloten termine meilleur compteur suisse avec 7 points. Pas mal pour un néophyte.

LA RÉVÉLATION BIS: LE DUO DE DÉFENSEURS LOEFFEL-GENAZZI

Associés malgré leur profil offensif à partir du dernier match de préparation avant le Mondial, le 2 mai face au Canada à Genève (1-4), Romain Loeffel et Joel Genazzi s'attendaient à être retranchés au dernier moment. Il n'en a rien été. Ils ont même fait office de locomotives de l'arrière-garde: le Neuchâtelois de GE-Servette a récolté 5 points et fini avec un bilan de +6, tandis que le Zurichois de Lausanne a inscrit 3 points (+7).

LE REVANCHARD: PATRICK FISCHER

Le sélectionneur zougois fait taire ses détracteurs après un Mondial 2016 terminé à un triste 11e rang. L'ex-attaquant international n'a opéré que des bons choix, ou presque. Comme lorsqu'il a associé Loeffel à Genazzi, lorsqu'il a écarté momentanément les attaquants Denis Malgin ou Damien Brunner, ou encore lorsqu'il a fait enchaîner les matches à Leonardo Genoni au but. Les succès de prestige face au Canada et à la République tchèque en attestent.

LE PERDANT: JONAS HILLER

Alors qu'on s'attendait à ce que l'Appenzellois soit le gardien no1 au vu de son passé en NHL, sa prestation moyenne face à la Slovénie puis ses deux buts rapidement encaissés face au Canada lui ont fait perdre la confiance de Fischer. Et ce au profit d'un Genoni impérial. Hiller (35 ans) n'aura finalement disputé que 2 parties, affichant un maigre 81,8% d'arrêts. Reverra-t-on un jour en équipe nationale le dernier rempart de Bienne, sans doute blessé dans son orgueil?

LE FUTUR IMMÉDIAT: LES JO DE PYEONGCHANG 2018

Le prochain Mondial aura lieu en mai 2018 au Danemark, à Copenhague et à Herning. Mais la Suisse fera d'abord étape au tournoi olympique de PyeongChang, en février prochain. Si la NHL décide de camper sur ses positions et refuse d'envoyer ses joueurs en Corée du Sud, la troupe de Fischer, composée presque exclusivement de joueurs de LNA à Paris, y aura son mot à dire. D'autant plus que Malgin, le seul "NHLer" helvétique présent en France, n'a pas pesé sur le jeu.

De Paris, Michaël Taillard