Voilà une défaite qui passera mal dans le camp helvétique. D'abord pour avoir tout d'abord dominé outrageusement la Suède au deuxième tiers-temps et de l'avoir terminé en étant mené, puis par la décision scandaleuse de l'arbitre de refuser un but à Schlumpf à la 56e pour avoir sifflé trop tôt alors que le palet était passé entre les jambes de Lundqvist.

L'équipe dirigée par Patrick Fischer a certes passé dix premières minutes horribles, pressés de manière presque insoutenable par des Scandinaves en verve. Dès lors, il n'était pas anormal que la star de Washington Nicklas Backström n'ouvre le score après un rebond (5e). Les Suisses ont pu commencer à respirer quand Gaëtan Haas a porté le danger devant la cage suédoise et que sa passe en retrait a été déviée par Oliver Ekman-Larsson entre les jambières de Henrik Lundqvist (13e). Dès lors la physionomie du match a complètement changé.

Les Suisses ont beaucoup tenté, en vain

Rarement la Suisse n'avait autant malmené la Suède qu'au cours de la deuxième période. La dureté du sport est apparue plus cruelle que jamais. Les Scandinaves se sont retrouvés à plusieurs reprises près du k.-o. notamment à 5 contre 4 quand Haas - décidément en feu - a brûlé la vitesse à toute la défense adverse pour se briser sur Henrik Lundqvist. Puis tour à tour, Schäppi et Suter ont tenu l'occasion de marquer le deuxième but suisse au bout de leur canne.

Mais un joueur d'exception comme peut l'être Oliver Ekman-Larsson peut toujours sortir la passe qui tue au moment opportun. Pourtant le défenseur des Arizona Coyotes se trouvait alors dans une position inconfortable. Il avait semblé décontenancé par son autogoal de la première période. Mais il s'est complètement retrouvé pour lancer de son camp d'un assist lumineux William Nylander, qui a devancé Marti et battu Genoni pour le 2-1 (34e).

Quand on ne saisit pas sa chance, on s'expose à des déconvenues. Elle est tombée sous la forme d'un troisième but signé d'Alexander Edler. Le défenseur a bien suivi son premier tir renvoyé de la botte par Genoni (44e).

Autant les Suisses avaient été surclassés par les Suédois en finale en 2013, autant ils ont livré un duel équilibré face à une formation qui alignait pas moins de dix-neuf joueurs de NHL.

ats/bond