Plutôt à son affaire dans la première moitié du match, la Suisse a fait preuve de naïveté au plus mauvais moment. Le 1-2 signé O'Dell d'une jolie déviation à la 36e a fragilisé le mental des joueurs de Patrick Fischer. Si bien que 64 secondes plus tard, Ellison a pu inscrire le 1-3 avec une facilité déconcertante.

Excellent jusque-là, Jonas Hiller a offert un rebond bien juteux que l'attaquant canadien n'a pas manqué de capitaliser au tableau d'affichage. Si la responsabilité du portier appenzellois est entachée sur cette réussite, il faut aussi mettre en lumière la passivité des défenseurs helvétiques en la circonstance.

L'arrêt du match pour Hiller

Hiller se consolera avec l'arrêt du match. A la 34e et alors que la Suisse évoluait en infériorité numérique, l'ancien cerbère des Calgary Flames a littéralement volé un but à Wojtek Wolski. Seul au deuxième poteau, Wolski pensait avoir marqué avant de voir la mitaine de Hiller se refermer sur le puck.

Dommage que cette parade n'ait pas donné des ailes à la sélection nationale. A la 22e, c'est Cody Almond qui a manqué la cage vide. Et à la 32e, Denis Hollenstein aurait dû faire passer le score à 2-1 en power-play, alors que le gardien Ben Scrivens se trouvait bien loin de ses filets.

La troisième période n'a guère apporté de changements sur le fond. Le Canada a géré et la Suisse s'est souvent brisée sur le dispositif de l'équipe à la feuille d'érable. En fait les Helvètes ont été percutants dans les toutes dernières minutes alors qu'ils devaient jouer dans l'urgence pour revenir au score. Dommage qu'une pénalité à l'encontre de Vincent Praplan ait mis fin aux ultimes espoirs suisses d'égaliser.

ats/tai