Il manque un peu de tout dans les rangs bâlois. La volonté et l'application studieuse d'un plan de match ne peuvent suffire à ces hauteurs. Comment alors espérer tenir tête à un ManU emmené par le métronome Henrikh Mkhitaryan, les colosses Nemanja Matic ou Romelu Lukaku?

En tout cas pas avec Eder Balanta et ce Marek Suchy en défense. Ni avec un Taulant Xhaka trop limité quand les exigences s'élèvent. Encore moins avec les poids légers Renato Steffen, Luca Zuffi ou Ricky van Wolfswinkel, autant de garçons serviables mais inopérants au niveau international.

La prestation de Manchester United n'a pourtant pas été des plus abouties. L'équipe de José Mourinho, sérieuse et soucieuse de ne pas pécher par suffisance, a fait le job. Rien de plus.

N'y a-t-il donc rien à garder de la performance bâloise? Oui, l'activité de Mohamed Elyounoussi, indubitablement le meilleur rhénan sur le terrain.

Seferovic buteur... en vain

En définitive, la soirée n'aurait pas pu être pire pour Bâle puisque, dans le même temps, le Benfica Lisbonne, l'autre gros morceau de ce groupe A, s'est incliné 2-1 chez lui face au CSKA Moscou, et ce malgré le premier but en Ligue des champions de la carrière de Haris Seferovic.

L'avant-centre de l'équipe de Suisse avait tiré sur le poteau auparavant.

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ats/alt