Nicola Spirig aborde en pleine confiance le triathlon des JO de Londres, prévu samedi dès 9h (10h en Suisse) aux abords de Hyde Park. "Je me suis si bien préparée que je pense être capable de tirer profit de chaque situation. Je pourrais même faire la course en tête", souligne la Zurichoise de 30 ans, 19e à Athènes en 2004 et 6e à Pékin en 2008 pour ses précédentes apparitions olympiques.

"Ce serait génial de pouvoir bénéficier du travail de Daniela Ryf sur le parcours de vélo", explique Nicola Spirig, dont la compatriote s'estime capable de dicter un tempo très élevé sur un tronçon de cyclisme (40 km) fait pour elle. "De nombreuses bonnes nageuses sont également à l'aise en course à pied. Nous chercherons donc à les distancer en vélo", affirme la Soleuroise, qui semble prête à se sacrifier pour la leader naturelle de l'équipe de Suisse.

Le soutien de Daniela Ryf pourrait être très utile à Spirig. [Delly Carr - Keystone]Le soutien de Daniela Ryf pourrait être très utile à Spirig. [Delly Carr - Keystone]Trois rivales majeures

Nicola Spirig est bien consciente que rien ne sera probablement joué avant les 10 km de course à pied. La triple championne d'Europe (2009, 2010, 2012) se sait capable de revenir sur le groupe de tête si elle n'en fait pas partie au terme de la deuxième des trois disciplines. "L'épreuve ne sera terminée que lorsque j'aurai franchi la ligne d'arrivée", assure la Zurichoise, invaincue dans ses neuf dernières compétitions - parmi lesquelles six triathlons.

La concurrence sera rude pour Nicola Spirig, comme le confirme le coach national Iwan Schuwey qui estime qu'une dizaine d'athlètes sont capables de s'imposer et qu'aucune surprise n'est envisageable. "J'ai déjà battu toutes mes rivales. Mais beaucoup d'entre elles ont également déjà pris le meilleur sur moi, explique-t-elle. Toutes méritent le respect. Mais si je devais citer les trois filles que je crains le plus, ce seraient l'Anglaise Helen Jenkins ainsi que les Australiennes Emma Moffatt et Erin Densham."

D'excellents souvenirs à Hyde Park

Nicola Spirig garde par ailleurs d'excellents souvenirs de ses précédentes "visites" sur le site olympique. Elle avait terminé respectivement 1re et 2e dans le cadre de la Série mondiale en 2009 puis en 2010. Elle avait dû se contenter du 8e rang l'an dernier, mais effectuait alors son retour à la compétition après une fracture de fatigue.

La Zurichoise ne craint qui plus est pas la pression: "Je pratique le triathlon avant tout pour moi-même. Mais il est clair que je serais doublement heureuse si je pouvais apporter une médaille à la Suisse", conclut Nicola Spirig, qui rêve de devenir la deuxième championne olympique de l'histoire du triathlon helvétique après Brigitte McMahon (Sydney 2000).

si/adav