Vainqueur du Tour de France cycliste, en juillet, Floyd Landis a
succédé au palmarès à son controversé compatriote Lance
Armstrong.

Toujours maillot jaune

Quelques jours après sa victoire sur les Champs-Elysées, il
était également embarqué dans une affaire de dopage, qui pourrait
lui valoir d'être déchu de son maillot jaune, dont il est toujours
le détenteur officiel, pour l'heure.





Lors des interminables procédures, qui ne manqueront pas de faire
la Une en 2007, Landis pourrait croiser le champion olympique et du
monde du 100 m Justin Gatlin, lui aussi tombé en disgrâce cet été,
tandis que Marion Jones s'en est tirée par la confusion de
l'analyse des échantillons.





Et, tout dernièrement, Inigo Landaluze, coureur cycliste espagnol,
s'en est, lui aussi, sorti, grâce à des erreurs de procédure. Ce
qui ne veut pas dire blanchis, ni pour Marion ni pou Inigo.

Jurisprudence: coureurs incondamnables?

Landis, quant à lui, compte bien s'appuyer sur ces résultats-là
pour tenter de faire jurisprudence. Il présentera dans quelques
mois sa défense aux Etats-Unis devant une commission d'arbitrage
dans l'espoir de conserver sa victoire dans la Grande Boucle. Il
pourrait également décider de saisir le Tribunal arbitral du
sport.





En France, il est toujours poursuivi. "Nous souhaitons entendre
Floyd Landis dans le cadre d'une procédure normale et
contradictoire", a déclaré Pierre Bordry, le président de l'AFLD
(Agence française de lutte contre le dopage).





Et l'UCI là-dedans? Se contenterait-elle de jouer les attentistes?
Pat McQuaid, son président, ne l'entend pas de cette oreille (voir
interview ci-dessous, ainsi que le sujet de Joël Grivel,
ci-contre).

LE PRESIDENT DE L'UCI EN QUESTIONS

Hein Verbruggen hante encore les couloirs et les
nouvelles du cyclisme. Mais, c'est bien à son successeur,
l'Irlandais
Pat McQuaid, qu'il incombe de nettoyer les
écuries d'Augias.





Il se dit décidé à aller jusqu'au bout, sur le front du dopage
dans l'affaire Puerto. En place depuis septembre 2005, Pat McQuaid
s'explique.

Le sport d'abord

Floyd Landis reviendra (dit-il)... Q: Parlons sport, avant
d'évoquer le dopage. "L'UCI ira jusqu'au au bout", vous l'avez
aussi dit pour le conflit avec les grands Tours...






R: "J'espère que les trois grands tours comprendront. Je n'ai pas
été informé de leurs intentions, si ce n'est par la presse. Je suis
pourtant prêt, sur demande, à leur envoyer une lettre, très vite,
pour expliquer la situation."





Q: En matière de dopage, le Tribunal arbitral du sport
(TAS) n'a pas sanctionné l'Espagnol Inigo Landaluze. Landis va
s'engouffrir dans le trou juridique...






R: "Landaluze n'a pas été blanchi. La décision de ne pas le
sanctionner est due à une erreur de procédure. Dans le cas Landis,
je suis sûr qu'il n'y pas la même erreur de procédure."





Q: Quelles perspectives pour la lutte anti-dopage en
2007?






R: "Le plus important est d'arriver au bout de l'opération Puerto.
Qu'on puisse utiliser les pièces du dossier pour instruire des
procédures disciplinaires contre les coureurs qui sont dans cette
situation.





agences AP, AFP/TSRsport.ch-Ed.Stutz